Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

un croyant sans aucune justification. »

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La perversion que constitue la fornication est l’une des plus redoutables : elle s’oppose à l’intérêt supérieur qui assure l’ordre du monde – la préservation des lignées, la protection de la pudeur, la sauvegarde des inviolabilités – et évite ce qui engendre entre les hommes la pire inimitié et la plus vive haine, lorsque chacun corromprait l’épouse, la fille, la sœur ou même la mère de son prochain ; pareille situation mènerait à la ruine de la société. De ce fait, sa gravité vient immédiatement après celle du meurtre. C’est pourquoi Allah, exalté soit-Il, l’a associée à ce dernier dans Son Livre (1), et Son Messager l’a jointe à lui dans sa Sunna (2), comme il a été rappelé.

L’imam Aḥmad a dit : « Je ne connais, après l’homicide, rien de plus grave que la fornication » (3).

Le Très-Haut a en outre confirmé son interdiction en ces termes : « Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, qui ne tuent pas la vie qu’Allah a déclarée sacrée – sauf avec droit – et qui ne commettent pas la fornication : quiconque commet cela rencontrera une punition ; le châtiment lui sera doublé au Jour de la Résurrection et il y demeurera éternellement, couvert d’ignominie, à moins qu’il ne se repente » (sourate al-Furqân, 68-70).

Ainsi, Allah a placé la fornication sur le même rang que le polythéisme (shirk) et le meurtre, et Il a fixé pour ces péchés la permanence dans un châtiment aggravé, tant que le serviteur n’aura pas levé la cause…

= Al-Bukhari a dit : « La version authentique rapportée d’après Abd Allah ibn Amr est mawquf, c’est-à-dire attribuée à Abd Allah ibn Amr et non au Prophète. » La chaîne de transmission de ce récit mawquf est acceptable. Elle comprend Ata al-Amiri, le père de Ya‘la, un tabi‘i dont seul le fils a rapporté les propos ; Ibn Hibban l’a mentionné parmi les narrateurs dignes de confiance. Voir *Tahdhib al-Kamal*, vol. 20, p. 133, et *Tarikh Khalifa ibn Khayyat*, p. 218. (1) Le terme « biha » est omis dans le manuscrit Z. (2) Dans S : « ses Sunan ». (3) Déjà mentionné p. 261. (4) Dans S : « redoublé ». (5) Dans F : « il ne leva pas ».
مؤمنٍ بغير حقّ". فصل ولما كانت مفسدة الزنى من أعظم المفاسد، وهي منافية لمصلحة نظام العالم في حفظ الأنساب، وحماية الفروج، وصيانة الحرمات، وتوقّي ما يُوقع أعظمَ العداوة والبغضاء بين الناس من إفساد كل منهم امرأة صاحبه وابنته وأخته وأمّه، وفي ذلك خراب العالم = كانت تلي مفسدة القتل في الكبر. ولهذا قرنها الله سبحانه بها (١) في كتابه، ورسوله بها في سنته (٢)، كما تقدّم. قال الإِمام أحمد: ولا أعلم بعد قتل النفس شيئًا أعظم من الزنى (٣). وقد أكد سبحانه حرمته بقوله: ﴿وَالَّذِينَ لَا يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلَا يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلَّا بِالْحَقِّ وَلَا يَزْنُونَ وَمَنْ يَفْعَلْ ذَلِكَ يَلْقَ أَثَامًا (٦٨) يُضَاعَفْ لَهُ الْعَذَابُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَيَخْلُدْ فِيهِ مُهَانًا (٦٩) إِلَّا مَنْ تَابَ﴾ [الفرقان: ٦٨ - ٧٠]، فقرن الزنى بالشرك وقتل النفس، وجعل جزاءَ ذلك الخلودَ في العذاب المضاعف (٤) مالم يرفع (٥) العبد موجب
= قال البخاري: "الصحيح عن عبد الله بن عمرو موقوف". وهذا الموقوف سنده لا بأس به. فيه عطاء العامري والد يعلى، تابعي لم يرو عنه غير ابنه، وذكره ابن حبان في الثقات. انظر تهذيب الكمال (٢٠/ ١٣٣) وتاريخ خليفة بن خياط (٢١٨). (١) "بها" ساقط من ز. (٢) س: "سننه". (٣) تقدم في ص (٢٦١). (٤) س: "المتضاعف". (٥) ف: "لم يرفع".

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