un croyant sans aucune justification. »
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La perversion que constitue la fornication est l’une des plus redoutables : elle s’oppose à l’intérêt supérieur qui assure l’ordre du monde – la préservation des lignées, la protection de la pudeur, la sauvegarde des inviolabilités – et évite ce qui engendre entre les hommes la pire inimitié et la plus vive haine, lorsque chacun corromprait l’épouse, la fille, la sœur ou même la mère de son prochain ; pareille situation mènerait à la ruine de la société. De ce fait, sa gravité vient immédiatement après celle du meurtre. C’est pourquoi Allah, exalté soit-Il, l’a associée à ce dernier dans Son Livre (1), et Son Messager l’a jointe à lui dans sa Sunna (2), comme il a été rappelé.
L’imam Aḥmad a dit : « Je ne connais, après l’homicide, rien de plus grave que la fornication » (3).
Le Très-Haut a en outre confirmé son interdiction en ces termes : « Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, qui ne tuent pas la vie qu’Allah a déclarée sacrée – sauf avec droit – et qui ne commettent pas la fornication : quiconque commet cela rencontrera une punition ; le châtiment lui sera doublé au Jour de la Résurrection et il y demeurera éternellement, couvert d’ignominie, à moins qu’il ne se repente » (sourate al-Furqân, 68-70).
Ainsi, Allah a placé la fornication sur le même rang que le polythéisme (shirk) et le meurtre, et Il a fixé pour ces péchés la permanence dans un châtiment aggravé, tant que le serviteur n’aura pas levé la cause…