Dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî (1), il est rapporté de lui ﷺ : « Quiconque tue un muʿāhad (non-musulman placé sous pacte de protection) ne sentira même pas le parfum du Paradis, alors que son parfum se perçoit à quarante années de marche. »
Tel est (2) le châtiment réservé au meurtrier (3) d’un ennemi d’Allah qui se trouvait sous la garantie de Son pacte et de Sa protection (4) ; que sera donc la sanction qui attend celui qui tue Son serviteur croyant ?
Par ailleurs, une femme entra en Enfer pour avoir enfermé une chatte jusqu’à ce qu’elle meure de faim et de soif ; le Prophète ﷺ la vit dans le Feu, la chatte lui griffant le visage et la poitrine (5). Que dire alors du châtiment de celui qui retient captif un croyant jusqu’à ce qu’il meure sans aucun crime ?
Et, dans certaines Sunan (6), on rapporte encore de lui ﷺ : « La disparition du monde entier est plus légère, aux yeux d’Allah, que le meurtre d’… »
(1) D’après un hadith rapporté par Abd Allah ibn Amr — qu’Allah l’agrée. Il est cité dans le *Livre de la jizya et des trêves*, chapitre : « Le péché de celui qui tue un protégé sans motif valable » (3166).
(2) Dans le manuscrit F : « ceci ».
(3) Le mot « tua » est omis dans le manuscrit Z.
(4) Dans le manuscrit L : « sa responsabilité ». Dans le manuscrit F : « dans un engagement et une responsabilité ».
(5) La référence de ce hadith a déjà été donnée p. 75.
(6) Rapporté par al-Nasai (3990), Ibn Abi Asim dans *Al-Diyat* (8), Ibn Adi dans *Al-Kamil* (2/21), ainsi que par d’autres, par la voie de Bashir ibn al-Muhajir, d’après Ibn Burayda, d’après son père, qui l’attribue au Prophète : « Le meurtre d’un croyant est plus grave auprès d’Allah que la disparition du bas-monde. » Cette chaîne comporte Bashir ibn al-Muhajir al-Ghanawi, considéré comme faible.
Il est également rapporté d’après al-Bara : Ibn Maja (2619), Ibn Abi Asim dans *Al-Diyat* (7), Ibn Adi dans *Al-Kamil* (3/145), ainsi que d’autres, le rapportent par la voie de Ruh ibn Janah, d’après Abu al-Jahm, l’affranchi d’al-Bara, d’après al-Bara, qui le mentionne. Cette chaîne comporte Ruh ibn Janah, considéré comme faible. Voir *Tahdhib al-Kamal* (9/234).
Il est également rapporté d’après Abd Allah ibn Amr ibn al-As. Al-Tirmidhi (1395), al-Nasai (3987), Ibn Abi Asim dans *Al-Diyat* (5), ainsi que d’autres, le rapportent par la voie de Muhammad ibn Abi Adi, d’après Shu‘ba, d’après Ya‘la ibn Ata, d’après son père, d’après Abd Allah ibn Amr, qui l’attribue au Prophète : …