par nature, le nécessiteux par nature, celui qui, de lui-même, n’est que néant, avec le Riche par essence, le Tout-Puissant par essence, Celui dont la richesse, la puissance, la souveraineté, l’existence, la bienfaisance, la science, la miséricorde et la perfection absolue et totale procèdent nécessairement de Son propre être ? Quel outrage pourrait être plus révoltant ? Quel jugement serait plus inique que d’assimiler, à Sa création, Celui qui n’a point d’équivalent, ainsi qu’Il a dit : « Louange à Allah qui a créé les cieux et la terre et instauré les ténèbres et la lumière ; cependant, les mécréants placent des égaux à leur Seigneur. » (sourate 6, al-Anʿâm, v. 1).
L’associateur met donc sur le même plan Celui qui a créé les cieux et la terre et instauré les ténèbres et la lumière avec quiconque ne possède, pour soi ni pour autrui, le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre. Quelle monstrueuse équivalence, qui renferme la pire et la plus hideuse des injustices !
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À cette forme d’association se rattache encore le fait de Lui associer autrui dans les actes, les paroles, les volontés et les intentions.
L’association par les actes consiste, par exemple, à se prosterner pour un autre qu’Allah, à effectuer la circumambulation autour d’un édifice autre que Sa Maison, à se raser la tête en signe d’adoration et d’humilité devant un autre que Lui, à embrasser des pierres autres que la Pierre noire – Sa « main droite » sur terre –, ainsi qu’à embrasser les tombes, les toucher et se prosterner devant elles.