…en y associant quelqu’un d’autre à Moi, Je le délaisse, lui, ainsi que son association ; l’acte revient à celui qu’il a associé et Je m’en désavoue.
Cette association (shirk) se divise en formes pardonnables et impardonnables, et se classe encore en majeure et mineure.
Le premier type – celui qui est impardonnable – se subdivise en grand et en plus grand encore, et aucune de ses formes n’est couverte par le pardon divin. Parmi elles figure l’association à Allah dans l’amour et la vénération : aimer une créature comme on aime Allah. Voilà un polythéisme qu’Allah ne pardonne pas. À ce propos, le Très-Haut a dit : « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des semblables qu’ils aiment comme on aime Allah ; mais ceux qui croient ont pour Allah un amour plus intense. » (sourate 2, al-Baqarah, v. 165).
Les adeptes de cet égarement diront à leurs idoles lorsque l’Enfer les aura rassemblés : « Par Allah ! nous étions certes dans un égarement manifeste, quand nous vous mettions sur un pied d’égalité avec le Seigneur des mondes. » (sourate 26, ash-Shuʿarâ’, v. 97-98).
Il est évident qu’ils ne les avaient pas mis au même rang qu’Allah – exalté soit-Il – dans la création, la subsistance, la mort, la vie, la souveraineté ou la puissance ; ils ne les avaient égalés à Lui que dans l’amour, la dévotion, la soumission et l’humiliation. C’est là le comble de l’injustice et de l’ignorance. Comment peut-on mettre sur un même plan la poussière et le Seigneur des seigneurs ? Comment égaler des serviteurs au Souverain qui possède les créatures ? Comment confondre le pauvre par essence, le faible par nature, l’impuissant…