la création qu’ils Lui assimilent (1).
Relève également de cette catégorie le polythéisme (2) des athées qui professent l’éternité du monde, affirmant qu’il n’a jamais été inexistant et qu’il ne cessera jamais d’être. Selon eux, tous les phénomènes reposent sur des causes et des intermédiaires qui en auraient exigé l’apparition, qu’ils appellent les ʿuqûl et les nufûs (les Intellects et les Âmes).
Relève encore de cette même catégorie le polythéisme de ceux qui ont nié les noms, les attributs et les actes du Seigneur — exalté soit-Il —, tels les extrémistes de la jahmiyya et des qarmata. Ne Lui reconnaissant ni nom ni attribut, ils ont déclaré la créature plus parfaite que Lui, puisque la perfection d’une essence réside précisément dans ses noms et ses attributs.
Section
Deuxième type : le polythéisme de celui qui associe à Allah une autre divinité sans pour autant rejeter Ses noms, Ses attributs ni Sa seigneurie. Tel est, par exemple, le polythéisme des chrétiens qui L’ont proclamé « troisième de trois », érigeant le Messie en dieu et faisant de sa mère une divinité.
Relève également de ce type le polythéisme des majûs, qui attribuent les événements bénéfiques à la lumière et les événements néfastes aux ténèbres.
De même, relève de ce type le polythéisme des qadariya, lesquels prétendent que l’être animé crée lui-même ses actes, lesquels, selon eux, surviennent sans la volonté, la puissance ni la décision d’Allah ; c’est pourquoi ils sont assimilés aux majûs (3).