Ils disent donc : c’est pour cette raison que la désobéissance de celui qui néglige le pèlerinage alors qu’il réside à La Mecque, ou qui délaisse la prière du vendredi alors qu’il habite tout près de la mosquée, est plus odieuse auprès d’Allah que celle de la personne qui manque à ces deux obligations depuis un lieu éloigné. L’obligation qui pèse sur le premier est, de ce fait, plus lourde que celle qui pèse sur le second.
De même, si l’un possède deux cents dirhams et refuse d’en acquitter la zakât, tandis qu’un autre détient deux cents millions et refuse également la sienne, ils se valent dans le fait d’avoir retenu ce qui était dû, chacun selon son cas. Il n’est donc pas invraisemblable qu’ils soient traités de façon égale dans le châtiment, puisque l’un comme l’autre persiste à retenir la zakât de ses biens, qu’ils soient peu nombreux ou considérables.
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Pour lever toute ambiguïté sur cette question, disons ceci : Allah a envoyé Ses messagers, fait descendre Ses Écritures et créé les cieux et la terre afin d’être connu, proclamé unique et adoré, pour que la religion entière Lui appartienne, que l’obéissance soit totalement tournée vers Lui et que l’appel soit voué à Lui seul. Il dit : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent » (sourate adh-Dhâriyât 51 : 56).
Il dit encore : « Nous n’avons créé les cieux, la terre et ce qui existe entre les deux qu’en toute vérité » (sourate al-Hijr 15 : 85).
Et Il déclare : « Allah est Celui qui a créé sept cieux, et de la terre leur équivalent ; Son ordre descend entre eux, afin que vous sachiez qu’Allah est, certes, capable de toute chose et qu’Il embrasse toute chose de Son savoir » (sourate at-Talâq 65 : 12).