et mulkî (liés à la passion de la domination). C’est par cette porte qu’ils accèdent aux autres catégories : elle les entraîne, tels des bêtes tenues par la bride, vers les péchés sabuʿî, puis vers ceux de type shayṭânî, jusqu’à ce qu’ils en viennent à contester la seigneurie d’Allah et à Lui associer des partenaires dans Son unicité.
Quiconque réfléchit sérieusement à cela constatera que les péchés sont le dihlîz (1) – le vestibule – menant au shirk, à la mécréance et à la rivalité avec Allah dans Sa seigneurie (2).
Section
Le Coran, la sunna, l’unanimité des Compagnons, de leurs Successeurs et des imams attestent tous qu’il existe, parmi les péchés, des grands (kabâʾir) et des petits (ṣaghâʾir). Allah – exalté soit-Il – dit : « Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos mauvaises actions. » (An-Nisâʾ, 4/31). Il dit également : « Ceux qui s’écartent des grands péchés et des turpitudes, hormis les fautes légères. » (An-Najm, 53/32) (3).
Dans les deux Ṣaḥîḥ, il est rapporté du Prophète – paix et bénédictions sur lui – qu’il a dit (4) : « Les cinq prières, d’un vendredi à l’autre et de Ramadan à Ramadan, effacent les péchés commis entre elles, à condition que l’on évite les grands péchés. » (5)
Ces œuvres expiatoires se répartissent en trois niveaux. Le premier (6) : qu’elles n’atteignent même pas l’expiation des petits péchés, en raison de leur faiblesse et de la faiblesse…