Elle se ramène à deux formes fondamentales : délaisser ce qui est ordonné et commettre ce qui est interdit. Ce sont les deux fautes par lesquelles Allah, exalté soit-Il, mit à l’épreuve le père des djinns et le père des hommes.
Chacune d’elles, si l’on considère le lieu où elle se manifeste, se décline en une forme extérieure, apparente sur les membres, et en une forme intérieure, tapie dans le cœur.
Si l’on se place du point de vue du droit qu’elle touche, elle concerne soit le droit d’Allah, soit le droit de Ses créatures. Tout droit dû aux créatures contient en réalité un droit d’Allah ; on l’appelle toutefois « droit des créatures » parce qu’il naît de leur revendication et s’éteint quand elles y renoncent.
Ces péchés se répartissent ensuite en quatre catégories : malakî, shayṭânî, sabuʿî et bahîmî ; il n’en existe pas d’autres.
Le péché de type malakî consiste à s’arroger des attributs de la seigneurie qui ne conviennent qu’à Allah : grandeur, orgueil, toute-puissance, domination, élévation, asservissement des créatures, et autres traits analogues.
Relève également de cette catégorie le shirk (l’associationnisme) envers le Seigneur – qu’Il soit exalté –, qui se subdivise en deux formes : la première est le shirk touchant à Ses Noms et à Ses Attributs ou le fait de Lui associer d’autres divinités ; la seconde est le shirk qui se glisse dans la relation pratique que l’on entretient avec Lui. Cette dernière forme ne conduit pas nécessairement à l’entrée en Enfer, bien qu’elle annule l’acte au sein duquel on a associé à Allah un autre que Lui.