étroite ; et le verset embrasse un sens plus vaste encore. En effet, bien que le terme soit indéfini dans une proposition affirmative, son universalité ressort du sens même(1), car le Très-Haut a lié la vie étroite au fait de se détourner de Son rappel.
Ainsi, celui qui s’en détourne reçoit, de cette vie oppressante(2), une part proportionnelle à son éloignement, quand bien même jouirait-il ici-bas de toutes sortes de plaisirs. Dans son cœur règnent solitude, humiliation et regrets déchirants, vaines espérances et tourments présents. Tout cela n’est couvert à ses yeux que par l’ivresse des passions, de l’ardeur amoureuse, de l’amour de ce monde et de la quête de pouvoir — à moins que ne vienne encore s’y ajouter l’ivresse du vin ! Or l’ivresse de ces choses est plus grave que celle du vin : le buveur finit par dessoûler, tandis que l’ivresse de la passion et de l’amour du bas-monde ne quitte son homme(3) que lorsqu’…
= Dans Tahdhib al-athar (Musnad Umar, 728), ainsi que chez Ibn Abi Shayba, 3/59 (12061), et Hannad (354).
Quant au hadith d’Abu Sa‘id al-Khudri, al-Hakim l’a rapporté comme étant attribué au Prophète, 2/413 (3439), et al-Bayhaqi dans Le Châtiment de la tombe (58-59). Il a également été rapporté par d’autres voies comme parole d’Abu Sa‘id lui-même. Ibn Abi Shayba, 7/144 (34837), al-Tabari, 16/228, et al-Bayhaqi dans Le Châtiment de la tombe (59) l’ont rapporté ainsi. La version mawquf — attribuée au Compagnon — est plus authentique.
Ibn Abi Hilal l’a également rapporté d’après Abu Hazim, d’après Abu Sa‘id, comme parole de ce dernier. Al-Tabari l’a rapporté, 16/227.
Quant à la parole d’Ibn Mas‘ud, rapportée comme mawquf, Hannad l’a rapportée dans al-Zuhd (352), ainsi qu’al-Tabarani, 9, no 9143, et al-Tabari, 16/228. Sa chaîne de transmission est bonne.
Quant à la parole d’Ibn ‘Abbas, al-Bayhaqi l’a rapportée dans Le Châtiment de la tombe (68), avec une bonne chaîne de transmission.
Elle est également rapportée d’après al-Suddi, Abu Salih, Mujahid et Zadhan. Voir al-Tabari, 16/228, et Le Châtiment de la tombe d’al-Bayhaqi (63-64).
(1) Voir également al-Fawa’id (168) et Madarij al-salikin, 1/422 et 3/259.
(2) Dans le manuscrit T, les mots « la vie pénible due au fait de se détourner… la subsistance » sont omis.
(3) Le manuscrit Z porte : « il ne reprend pas ses esprits ».