infligée à son voisin, lui portant le plus grave des torts – et cela compte parmi les pires calamités. Il est en effet établi que le Prophète ﷺ a dit : « N’entrera pas au Paradis celui dont le voisin n’est pas à l’abri de ses méfaits. » Or, nul méfait n’est plus grave que l’adultère avec l’épouse du voisin ; commettre l’adultère avec cent femmes non mariées est, auprès d’Allah, plus léger que de le faire avec la femme de son voisin.
Si, de surcroît, ce voisin est son frère ou l’un de ses proches parents, s’y ajoute la rupture des liens de parenté et le péché s’en trouve décuplé.
Et si le voisin est absent pour obéir à Allah – qu’il accomplisse la prière, qu’il recherche la science ou qu’il combat dans le jihad –, la faute devient plus lourde encore : au point que, le Jour de la Résurrection, celui qui aura commis l’adultère avec l’épouse d’un combattant engagé dans la voie d’Allah sera placé devant la victime, et il lui sera dit : « Prends de ses bonnes œuvres autant que tu le souhaites. » Le Prophète ﷺ conclut alors : « Qu’en pensez-vous ? » Autrement dit : que restera-t-il de bonnes œuvres à cet homme, sachant qu’il a été mis à la discrétion de la victime, libre de puiser comme elle veut dans son capital de mérites, alors même que chacun aura un besoin vital de la moindre bonne action, dans un moment où personne n’en laissera…