Si l’on objecte : « Pourquoi ne pas avoir plutôt détruit l’organe intime même avec lequel le fornicateur a commis son acte ? », la réponse¹ est la suivante :
Premièrement, le préjudice qu’entraînerait une telle mutilation dépasserait celui de la faute elle-même, car elle supprimerait la descendance et mettrait la personne en danger de mort.
Deuxièmement, les parties intimes sont des organes dissimulés ; leur ablation ne réaliserait donc pas la finalité du ḥadd, à savoir la dissuasion et la mise en garde de ceux qui pourraient commettre le même forfait, contrairement à l’amputation de la main.
Troisièmement, lorsqu’on coupe la main d’un voleur, il lui reste l’autre main pour compenser la perte, tandis qu’il n’existe aucun substitut pour l’organe sexuel.
Quatrièmement, la jouissance procurée par la fornication s’étend à tout le corps ; il convenait donc que la peine se fasse sentir dans tout le corps plutôt que d’être cantonnée à un seul membre.
Ainsi, les châtiments établis par le Législateur divin sont les plus parfaits, les plus rationnels et les plus conformes à l’intérêt.
Le point essentiel est que les péchés entraînent soit des sanctions légales², soit des sanctions providentielles³ ; Allah peut aussi les réunir pour Son serviteur, et Il peut les lever toutes⁴ lorsque celui-ci se repent et améliore sa conduite.
Section
Les châtiments liés aux péchés se divisent en deux sortes : légaux et providentiels. Lorsque la sanction légale est appliquée…