leurs enfants par la colère ; c’est par elle que j’ai brisé leurs liens de parenté, fait couler leur sang, et que l’un des deux fils d’Adam tua son frère.
Sachez que la colère est une braise dans le cœur du fils d’Adam, alors que la passion est un feu qui s’y embrase ; or le feu ne s’éteint que par l’eau, la prière, le rappel d’Allah et la proclamation de Sa grandeur (1). Veillez donc à ce que, lorsqu’il est dominé par la colère ou la passion, le fils d’Adam ne puisse s’approcher des ablutions rituelles ni de la prière, car celles-ci éteignent en lui le feu de la colère et de la passion.
Leur Prophète les en a avertis, lorsqu’il a dit : « La colère est une braise dans le cœur du fils d’Adam ; ne voyez-vous pas la rougeur de ses yeux et l’enflure de ses veines ? Que celui qui en éprouve quelque chose accomplisse ses ablutions. » (2) Il leur a encore dit : « Le feu ne s’éteint que par l’eau. » (3)
(1) Cette note renvoie au hadith rapporté d’après Abd Allah ibn Amr par al-Uqayli dans *al-Du‘afa* (2/296), Ibn Adi dans *al-Kamil* (4/151), Ibn al-Sunni dans *Amal al-yawm wa-l-layla* (295-298), ainsi que par d’autres, selon plusieurs chaînes remontant à Amr ibn Shu‘ayb, d’après son père, d’après son grand-père. Rien de tout cela n’est établi : toutes ces chaînes sont faibles. L’auteur et son maître ont d’ailleurs signalé sa faiblesse en disant : « Il a été rapporté… » Voir *Majmu‘ al-fatawa* (24/229) et *al-Wabil al-sayyib* (p. 359).
(2) Rapporté par al-Tirmidhi (2191), Ibn Maja (4000), Ahmad (3/19, no 11143), al-Hakim (4/551, no 8543), ainsi que par d’autres, par l’intermédiaire d’Ali ibn Zayd ibn Jud‘an, d’après Abu Nadra, d’après Abu Sa‘id al-Khudri, qui le rapporte dans une version longue. Al-Hakim a dit : « Ce hadith, avec cette formulation, n’a été rapporté que par Ali ibn Zayd ibn Jud‘an al-Qurashi, d’après Abu Nadra. Les deux Shaykhs — qu’Allah leur fasse miséricorde — ne se sont pas appuyés sur Ali ibn Zayd. » Al-Dhahabi, commentant cette remarque, a dit : « Ibn Jud‘an est acceptable dans la transmission des hadiths. »
Je dis : Ibn Jud‘an est plutôt proche de la faiblesse, en particulier lorsqu’il est le seul à rapporter une version aussi longue.
Ce récit a également été rapporté d’al-Hasan al-Basri et de Zayd ibn Aslam, remontant au Prophète de manière mursal ou mu‘dal. Rapporté par Abd al-Razzaq (11/188, nos 20288 et 20289).
(3) Rapporté par Abu Dawud (4784), Ahmad (4/226) et al-Bukhari dans *son Histoire* (7/8) =