…par leurs portes, introduisez-vous auprès de vos proies ; elles seront pour vous un auxiliaire de tout premier ordre !
Puis, occupez la brèche que constituent les mains et les pieds : empêchez-les de frapper ou de marcher vers ce qui vous serait préjudiciable.
Sachez que votre meilleur atout pour tenir ces positions est de vous réconcilier avec la nafs ammâra (l’âme qui incite au mal). Soutenez-la et tirez parti de son aide ; renforcez-la et puisez votre force auprès d’elle.
Faites cause commune avec elle contre la nafs muṭmaʾinna (l’âme apaisée) ; efforcez-vous de la briser et d’anéantir ses forces, ce qui ne se peut qu’en coupant tous les approvisionnements qui l’alimentent. Lorsque ses ressources auront été taries, que celles de la nafs ammâra se seront affermies et que ses auxiliaires vous obéiront, faites descendre le cœur de sa citadelle, écartez-le de son royaume et installez-y la nafs à sa place.
En effet, elle ne commande que ce que vous aimez et désirez ; jamais elle ne vous apportera ce que vous détestez. Elle ne vous contredira en rien de ce que vous lui suggérez ; bien au contraire, à peine aurez-vous exprimé un souhait qu’elle s’empressera de l’exécuter.
Si cependant vous sentez que le cœur aspire de nouveau à son royaume et que vous voulez être à l’abri de ce danger, faites conclure entre lui et la nafs un contrat de mariage ; parez-la, embellissez-la,