…jusqu’à ce que je raffermisse sa résolution et que je le mène, tenu en laisse par la convoitise, à se dépouiller de toute sauvegarde divine.
Ne négligez donc jamais cette brèche ; corrompez-la dans toute la mesure de vos moyens et rendez-lui la chose aisée. Dites-lui : « Qu’est-ce qu’un simple regard, sinon une invitation à exalter le Créateur, à méditer la perfection de Son œuvre et la beauté d’une forme faite pour que le contemplateur y lise un signe de Lui ? Dieu ne t’a pas donné deux yeux pour rien, ni façonné cette image pour la soustraire aux regards ! »
Si vous tombez sur un homme peu instruit et l’esprit faussé, dites-lui : « Cette forme est une manifestation du Vrai, un miroir de Ses épiphanies. » Invitez-le alors à la doctrine de l’ittihâd (l’union) ; s’il refuse, poussez-le vers celle du hulûl (l’inhérence), générale ou particulière. Ne vous satisfaites d’aucune concession moindre : il deviendra ainsi l’un des frères des Nazaréens. Ordonnez-lui ensuite chasteté, retenue, adoration et détachement du bas-monde, puis recrutez, par son entremise, les ignorants. Voilà l’un de mes plus proches lieutenants et le plus éminent de mes soldats ; en vérité, je compte moi-même parmi ses troupes et ses auxiliaires !
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Ensuite, fermez la brèche de l’oreille pour qu’il n’y pénètre rien qui puisse contrecarrer vos desseins ; efforcez-vous…