Importance du livre et éloge qui lui est adressé
Il n’échappera à personne qui a parcouru les paragraphes précédents que cet ouvrage précieux revêt une haute importance, tant par la gravité du thème qu’il aborde que par les recherches éminentes et utiles qu’il renferme. L’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – s’y est employé à traiter un mal retentissant qui tourmente le malade et déconcerte le médecin le plus averti ; il a exposé, selon la grâce qu’Allah lui a accordée, l’ensemble des voies préventives et curatives qu’il a tirées de sa méditation du Coran et de l’étude de la Sunna de Son Messager ﷺ.
Au fil de l’ouvrage, l’auteur aborde des questions capitales que nous avons mentionnées en présentant le plan du livre. À plusieurs reprises, il attire lui-même l’attention sur l’importance de certains passages et sur l’impérieuse nécessité de les connaître – preuve de sa parfaite sincérité, de sa probité et de la sollicitude qu’il porte au lecteur –, afin que celui-ci s’y arrête, les médite et ne les survole pas hâtivement.
Ainsi, lorsqu’il traite de la question consistant à « repousser un décret par un autre décret », il déclare : « Cette question compte parmi les plus nobles, pour qui en mesure la valeur et lui accorde les soins qu’elle mérite » (p. 35).
Il ajoute : « Quiconque approfondit cette question et la médite comme il se doit en retirera le plus grand profit. Il ne s’en remettra pas au destin par ignorance, incapacité, négligence ou abandon, de sorte que sa confiance se transforme en impuissance et son impuissance en prétendue confiance » (p. 34).
De même, après avoir montré que la bonne opinion que l’on nourrit d’Allah Très-Haut ne saurait aller de pair avec la transgression – aucun homme qui pense sincèrement bien de son Seigneur ne persévère dans ses péchés en négligeant Ses droits –, il se tourne vers le lecteur et lui dit : « Réfléchis à ce point et mesure l’extrême besoin que nous en avons » (p. 46).
…et, après avoir expliqué la différence entre la bonne opinion que l’on doit avoir d’Allah et l’illusion que l’on se fait de Sa clémence,