pour l’âme, une maladie pour le cœur ; ils rétrécissent les demeures, font grimper les prix, et de leur fréquentation on ne récolte que honte et infamie !
Troisième catégorie : celui qui possède la clairvoyance et la connaissance de la vérité, mais demeure faible ; il n’a ni la force de la mettre en pratique ni celle d’y appeler les autres. Tel est l’état du croyant faible, alors que le croyant fort est meilleur et plus aimé d’Allah que lui (1).
Quatrième catégorie : celui qui jouit de force, d’ardeur et de détermination, mais dont la lucidité religieuse est défaillante ; il distingue à peine les alliés du Tout-Miséricordieux des alliés de Satan. Il prend toute chose noire pour une datte, toute chose blanche pour de la graisse ; il confond la tumeur avec de la graisse saine et le remède salutaire avec un poison.
Parmi ces trois groupes, nul n’est qualifié pour exercer l’imamat dans la religion ; seul le premier y est apte (2). Le Très-Haut a dit : « Nous avons fait d’eux des guides qui dirigent par Notre ordre, lorsqu’ils eurent fait preuve de patience et furent convaincus de Nos signes » (as-Sajda, 24) (3). Il nous informe ainsi qu’ils ont obtenu l’imamat dans la religion par la patience et la certitude.
Ce sont précisément ceux-là qu’Allah, exalté soit-Il, a exclus du rang des perdants. Par le Temps – cette période où s’efforcent aussi bien les perdants que les gagnants – Il a juré que quiconque n’appartient pas à leur groupe est parmi les perdants. Il a dit : « Par le Temps ! (1) L’homme est certes en perdition, (2) sauf ceux qui ont cru, accompli de bonnes œuvres, se sont mutuellement recommandé la vérité et se sont mutuellement recommandé la patience. (3) » (al-ʿAṣr, 1-3). Il ne S’est pas contenté d’exiger d’eux la connaissance de la vérité et la patience qu’elle requiert ; Il veut encore que les uns la recommandent aux autres…