…qui entame la racine même de sa foi, tels que les doutes, les incertitudes ou l’hypocrisie ; il s’agit alors d’une chute dont nul relèvement n’est envisageable, à moins qu’il ne renouvelle entièrement son Islam (1).
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Parmi les châtiments qui en découlent, il y a que cette désobéissance donne de l’audace, contre le serviteur, à des créatures qui jusque-là n’auraient pas osé s’en prendre à lui. Les démons se mettent alors à le tourmenter (2), à l’égarer, à lui souffler des obsessions, à l’effrayer, à l’attrister, à lui faire oublier ce dont le rappel lui serait profitable et ce dont l’oubli lui serait nuisible ; ils redoublent d’audace (3) jusqu’à le pousser avec force à désobéir à Allah.
Les démons parmi les hommes, à leur tour, se permettent à son encontre tout le mal qu’ils peuvent, qu’il soit présent ou absent. Sa famille, ses domestiques, ses enfants (4) et même ses voisins prennent également des libertés à son égard ; jusqu’aux bêtes dépourvues de raison ! L’un des pieux prédécesseurs disait : « Il m’arrive de désobéir à Allah et j’en perçois aussitôt les effets dans le comportement de mon épouse et de ma monture » (5).
De même, les détenteurs de l’autorité se sentent en droit de le châtier ; s’ils étaient justes, ils se borneraient à appliquer à son encontre les limites fixées par Allah (6).
Quant à son propre ego, il devient à son tour hardi : il se fait lion contre lui, se cabre (7), si bien que, lorsqu’il voudrait le diriger vers un bien, il ne lui obéirait pas et ne se soumettrait point. Au contraire, il le pousse vers ce qui entraînera sa ruine, qu’il y consente ou non.