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Parmi les châtiments qu’elle inflige, il y a celui-ci : le pécheur demeure sans cesse prisonnier du diable, enfermé dans la geôle de ses passions et enchaîné par ses désirs ; il est captif, incarcéré, ligoté. Or il n’est pas de prisonnier plus misérable que celui qu’a réduit en esclavage son plus acharné ennemi ; il n’est pas de prison plus étroite que celle des passions, ni de chaînes plus pesantes que celles de la convoitise. Comment, dès lors, un cœur captif, emprisonné et entravé pourrait-il marcher vers Allah et vers la demeure dernière ? Comment avancerait-il ne fût-ce que d’un pas ? Quand le cœur est ligoté, les calamités l’assaillent de toutes parts, à la mesure même de ses liens. Le cœur ressemble à l’oiseau : plus il s’élève, plus il se tient à l’écart des fléaux ; mais dès qu’il redescend, les maux l’encerclent.
Il est rapporté dans le hadith : « Le diable est le loup de l’homme. »
(1) *Iḥtawashathu* : l’a entouré.
(2) Rapporté par Ahmad, 5/233 (22029), al-Tabarani, 20/164-165 (344 et 345), al-Shashi dans son *Musnad* (1387), Abu Nu‘aym dans *Hilyat al-awliya’* (2/247), entre autres, par la voie de Qatada : al-‘Ala’ ibn Ziyad nous a rapporté, d’après Mu‘adh, que le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit : « Le diable est le loup de l’être humain, comme le loup est celui du troupeau : il s’empare de la brebis qui s’est éloignée et isolée. Gardez-vous donc des chemins isolés, et attachez-vous à la communauté, à la masse des croyants et à la mosquée. » Cette chaîne comporte une rupture : al-‘Ala’ ibn Ziyad n’a pas rencontré Mu‘adh ibn Jabal. Voir *Jami‘ al-tahsil* (601).
Ce hadith a également été rapporté par Shahr ibn Hawshab d’après Mu‘adh. Il a été recueilli par ‘Abd ibn Humayd dans son *Musnad* (*al-Muntakhab*, 114). Cette chaîne est également interrompue, car Shahr n’a pas rencontré Mu‘adh. Elle comporte en outre Aban ibn Abi ‘Ayyash, dont les hadiths sont délaissés.
‘Atiyya l’a rapporté d’après Hizam, lui-même d’après Mu‘adh, en l’attribuant à ce dernier et non au Prophète. Il a été recueilli par al-Bayhaqi dans *al-Shu‘ab* (2600).
Ce hadith a également été rapporté d’après ‘Umar ibn al-Khattab par Ibn ‘Asakir (67/231-236) =