vers ce que Je déteste, sans que Je ne lui substitue le bien qu’il aimait par ce qu’il déteste. Et nul serviteur d’entre Mes serviteurs ne demeure sur ce que Je réprouve, puis ne s’en détourne pour revenir à ce que J’aime, sans que Je ne lui remplace ce qu’il déteste par ce qu’il aime. »
Le poète a fort bien dit :
« Si tu goûtes un bienfait, veille à le préserver,
car les péchés font disparaître les bienfaits.
Entoure-le de l’obéissance au Seigneur des créatures ;
le Seigneur des créatures est prompt à châtier.
Garde-toi de l’injustice autant que tu le peux :
l’injustice envers les serviteurs est d’un funeste poison.
Parcours de ton cœur le pays des hommes,
tu verras les traces laissées par ceux qui opprimaient.
Voici leurs demeures, après leur départ :
autant de témoins contre eux, irréfutables.
Rien ne leur fut plus nuisible que l’injustice ;
c’est elle qui les a anéantis.
Combien de jardins ont-ils abandonnés, de palais,
et d’autres encore, plus imposants !
Les voilà livrés à la Fournaise, privés des délices ;
ce qui les a frappés n’aura été qu’un songe. »