L’impuissance et la paresse vont de pair : lorsque le serviteur se tient à l’écart des voies menant au bien et au succès, si c’est par manque de capacité, on parle d’impuissance ; si c’est par défaut de volonté, il s’agit de paresse.
De même, la lâcheté et l’avarice forment un couple : lorsque le manque de profit pour autrui provient de son corps, c’est la lâcheté ; lorsqu’il provient de ses biens, c’est l’avarice.
Le poids de la dette et la domination des hommes sont également associés : si la prééminence d’autrui sur lui s’exerce à juste titre, elle relève du fardeau de la dette ; si elle s’exerce à tort, elle relève de la tyrannie des hommes (1).
Autrement dit, les péchés comptent parmi les causes les plus puissantes qui attirent ces huit fléaux. Ils constituent aussi l’une des causes majeures de l’épreuve accablante, de la misère inéluctable, du décret funeste et de la réjouissance des ennemis (2) ; ainsi que l’une des causes les plus sûres de la disparition des bienfaits d’Allah, de la perte de Sa protection, de l’irruption soudaine de Sa punition et de Sa colère dans toute son étendue (3).
Section
Parmi les sanctions qu’entraînent les péchés, il y a qu’ils font disparaître les bienfaits et font s’abattre les calamités. Jamais une grâce ne quitte un serviteur si ce n’est à cause d’une faute, et jamais un fléau ne s’abat sur lui si ce n’est à cause d’une faute, comme l’a dit ʿAlî ibn Abî Tâlib (qu’Allah l’agrée) : « Aucun malheur ne descend sans péché, et aucun malheur n’est levé sans repentir. » (4)