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Parmi les châtiments qu’entraîne le péché, il y a qu’il affaiblit la marche du cœur vers Allah et vers la Demeure dernière, qu’il la retarde, ou même qu’il l’arrête et l’interrompt, de sorte qu’il ne le laisse plus avancer d’un seul pas vers Allah – pour peu encore qu’il ne le fasse pas rebrousser chemin ! Le péché voile celui qui est déjà parvenu, coupe la route à celui qui chemine et renverse celui qui aspire. Or le cœur ne progresse vers Allah que par la force qui l’anime ; quand il tombe malade des péchés, cette force s’affaiblit. Si elle disparaît tout à fait, la coupure avec Allah devient presque irréparable – et Allah est Celui dont on implore le secours.
Ainsi, le péché : soit il tue le cœur, soit il le fait sombrer dans une maladie redoutable, soit il en diminue la vigueur (1) – inéluctablement, jusqu’à ce que cette faiblesse mène aux huit fléaux contre lesquels le Prophète ﷺ cherchait refuge (2) : le souci et la tristesse, l’impuissance et la paresse, la lâcheté et l’avarice, le poids de la dette et la domination des hommes (3).
Ces maux vont par paires : le souci et la tristesse forment un couple, car le désagrément qui atteint le cœur – s’il concerne un fait à venir que l’on redoute – engendre le souci ; s’il se rapporte à un fait passé déjà advenu, il provoque la tristesse.