Et le manque de ghayra (la jalousie protectrice) tue le cœur ; les membres meurent à leur tour et ne disposent plus d’aucune force de rejet.
La ghayra dans le cœur ressemble à la force vitale par laquelle le corps repousse et combat la maladie : si cette force disparaît, le mal trouve un terrain favorable, ne rencontre aucune résistance, s’installe et conduit à la perdition. Elle se compare encore aux cornes du buffle, grâce auxquelles l’animal protège sa propre vie et celle de ses petits ; si ces cornes sont brisées, son ennemi s’enhardit contre lui.
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Parmi les châtiments qui en résultent figure la disparition du ḥayâ’ (pudeur), véritable sève de la vie du cœur et source de tout bien ; quand la pudeur disparaît, c’est tout le bien qui disparaît.
Il est rapporté dans le Ṣaḥīḥ que le Prophète ﷺ a dit : « La pudeur n’apporte que du bien. » Il a également dit : « Parmi les paroles que les hommes ont conservées de la première prophétie se trouve celle-ci : Si tu n’as pas de pudeur, fais ce que tu veux ! »
Cette parole reçoit deux interprétations.
La première y voit une menace et un avertissement ; le sens en est que celui qui n’éprouve aucune pudeur…