Autre conséquence : les péchés écourtent la vie (1) et en anéantissent la bénédiction ; il ne peut en être autrement. De même que la piété accroît la durée de la vie, la perversité (2) la réduit.
Les avis (3) divergent à ce propos. Selon un premier groupe, l’abrègement de la vie du pécheur signifie simplement la perte de la bénédiction qui en faisait la valeur. C’est là une vérité, mais elle ne représente qu’une part de l’effet des péchés.
Un deuxième groupe affirme au contraire qu’elle diminue réellement (4), tout comme la subsistance peut diminuer. Allah, exalté soit-Il, a institué pour la bénédiction des biens des causes qui les multiplient et les font croître, et pour la bénédiction de l’existence des causes qui l’allongent et la dilatent (5).
Ils ajoutent qu’il n’y a rien d’impossible à ce que la durée de vie s’étende du fait de certaines causes, puisqu’elle peut, pour d’autres causes, se raccourcir. Les moyens de subsistance (6), les termes fixés, le bonheur et le malheur, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté, tout cela, bien qu’il relève du décret du Seigneur — exalté soit-Il —, Il l’a décrété en y liant des causes qu’Il a rendues génératrices des effets qu’Il a voulus et requises pour leur réalisation.
Un troisième groupe, quant à lui, voit l’influence des péchés sur l’anéantissement de la durée de la vie dans le fait que…