Rien n’est plus amer pour le cœur que la solitude qu’un péché ajoute à un autre péché ; qu’Allah soit le seul à qui l’on implore secours(1).
Parmi ces effets figure également l’isolement qui s’installe entre le pécheur et les gens, surtout les vertueux : il éprouve une distance entre eux et lui ; plus cette distance s’accentue, plus il s’éloigne d’eux et de leurs assemblées, se voyant privé de la bénédiction que représente le fait de profiter d’eux, tandis qu’il se rapproche du parti de Satan dans la même mesure où il s’éloigne du parti du Tout-Miséricordieux. Cette solitude se renforce jusqu’à devenir dominante : elle s’interpose entre lui et son épouse, ses enfants, ses proches, et même entre lui et sa propre personne, si bien que tu le vois étranger à lui-même !
L’un des pieux Anciens disait : « Je désobéis à Allah, et j’en constate l’effet dans le comportement de ma monture et de mon épouse(2). »
Autre conséquence : la complication de ses affaires. Vers quelque projet qu’il se tourne, il le trouve fermé devant lui ou rendu ardu. De même que celui qui craint Allah voit Ses affaires facilitées, celui qui néglige la piété voit les siennes rendues difficiles.
Par Allah, quel étonnement ! Le serviteur découvre les portes du bien et de l’utilité fermées devant lui, leurs voies entravées, et il ignore d’où vient le coup.
Autre effet encore : une obscurité qu’il ressent véritablement au fond de son cœur ; il la perçoit aussi clairement qu’il perçoit l’obscurité sensible.