alors que, pour ma part, je le commettais. »
L’imâm Aḥmad (6) rapporte encore, d’après Mâlik ibn Dînâr, qu’il a dit : « Un savant parmi les Enfants d’Israël recevait chez lui hommes et femmes ; il les exhortait et leur rappelait les jours d’Allah. Un jour, il vit l’un de ses fils adresser des œillades aux femmes. Il s’écria : « Doucement, mon fils ! Doucement ! » Aussitôt il tomba de son lit, sa moelle épinière se rompit, son épouse fit une fausse couche et ses fils périrent. Allah révéla alors à leur prophète : « Informe untel, le savant, que jamais Je ne ferai sortir (7) de tes reins (8) un véridique. Ta colère pour Moi ne s’est exprimée que par ces mots : “Doucement, mon fils ! Doucement !” »
L’imâm Aḥmad (9) rapporte également, d’après ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gardez-vous des péchés que l’on minimise, car ils s’amassent sur un homme jusqu’à le faire périr. » Le Messager d’Allah ﷺ illustra cela par l’exemple suivant : « Un groupe de gens s’arrêta dans une plaine déserte ; l’heure de préparer le repas étant venue, chacun partit puis revint avec une brindille, puis un autre fit de même (10), jusqu’à ce qu’ils eussent amassé un gros tas de bois. Ils allumèrent le feu et firent cuire ce qu’ils y avaient jeté. »
Dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî (11), Anas ibn Mâlik rapporte : « Vous accomplissez aujourd’hui des actes qui, à vos yeux, sont plus subtils qu’un cheveu (12), alors que, du temps du Messager… »