Al-Aʿmash transmit, par l’intermédiaire de ʿAtâʾ ibn Abî Rabâḥ, d’après Ibn ʿUmar, lequel déclara : « J’ai entendu le Messager d’Allah — paix et salut sur lui — dire : “Lorsque les gens deviennent avares de leur dinâr et de leur dirham, qu’ils pratiquent la vente d’ʿîna, qu’ils s’attachent aux queues des bovins et qu’ils délaissent le jihâd dans la voie d’Allah, Allah fait s’abattre sur eux une calamité qu’Il ne lèvera pas avant qu’ils ne reviennent à leur religion.” » Abû Dâwûd l’a rapporté avec une chaîne jugée bonne.
Ibn Abî al-Dunyâ rapporte également (1), toujours d’après Ibn ʿUmar : « Je nous ai vus à une époque où nul ne se considérait plus propriétaire de son dinâr ou de son dirham que de son frère musulman. Et j’ai entendu le Messager d’Allah — paix et salut sur lui — dire : “Lorsque les gens deviennent avares de leur dinâr et de leur dirham, qu’ils concluent des ventes d’ʿîna, qu’ils abandonnent le jihâd et se consacrent aux queues des bovins, Allah leur envoie du ciel un fléau qu’Il ne leur retirera pas avant qu’ils ne reviennent à leur religion.” »
Al-Ḥasan a déclaré : « La fitna, par Allah, n’est rien d’autre qu’une sanction qu’Allah inflige aux hommes (2). »
Un des prophètes des Enfants d’Israël, voyant ce que Bukht-Naṣṣar (Nabuchodonosor) leur faisait subir, s’exclama : « C’est à cause de ce qu’ont acquis nos propres mains que Tu as laissé pouvoir sur nous celui qui ne Te connaît pas et ne nous fait aucune miséricorde (3). »
Bukht-Naṣṣar dit à Danyâl (Daniel) : « Qu’est-ce qui m’a donné autorité sur ton peuple ? » Il répondit : « La gravité de ton péché et l’injustice par laquelle mon peuple s’est lésé lui-même (4). »