Dans son ouvrage « Les mérites de ʿUmar », Ibn Abî l-Dunyâ (1) rapporte que la terre trembla (2) sous le califat de ʿUmar ; celui-ci posa alors sa main dessus et dit (3) : « Qu’as-tu ? Qu’as-tu donc ? Sache que, si c’était l’Heure dernière, elle aurait déjà livré ses nouvelles. J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le Jour de la Résurrection, il n’y aura pas sur elle une coudée ni même un empan qui ne se mette à parler.” »
L’imâm Aḥmad (4) rapporte également, d’après Ṣafiyya, que Médine trembla (5) à la même époque. ʿUmar s’écria : « Ô gens ! Qu’est-ce donc ? Comme vous avez vite introduit des innovations ! Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si cela se reproduit, je ne demeurerai plus parmi vous. »
Kaʿb déclara : « La terre ne tremble que lorsqu’on y commet des désobéissances ; elle frissonne alors, terrorisée à l’idée que le Seigneur — exalté soit-Il — ne la surprenne (7). »
Quant à ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz, il écrivit aux provinces : « Ceci étant, sachez que cette secousse (8) est un avertissement par lequel Allah — glorifié soit-Il — réprimande Ses serviteurs. J’ai écrit aux provinces afin… »