De même, celui qui cajole sa bonne opinion et raffermit son espérance de remporter les plus hauts degrés et la félicité éternelle, sans pour autant obéir ni se rapprocher d’Allah en se conformant à Ses ordres et en s’écartant de Ses interdits, n’est qu’un homme abusé. Et c’est Allah qui accorde la réussite.
Allah – exalté soit-Il – a dit : « En vérité, ceux qui ont cru, ceux qui ont émigré et combattu dans la voie d’Allah, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allah. » (s. La Vache, v. 218)
Réfléchis donc : Il a fait de leur espérance le fait même qu’ils aient accompli ces actes d’obéissance ! Et voilà que les dupes prétendent : « Les négligents qui dissipent les droits d’Allah, délaissent Ses commandements, oppriment Ses serviteurs et osent transgresser Ses interdits, ceux-là espèrent la miséricorde d’Allah ! »
Le fond de la question est que l’espérance (rajâ’) et la bonne opinion ne vont qu’avec la mise en œuvre des causes qu’Allah, dans Sa sagesse, a établies dans Sa Loi, dans Son décret, dans Sa récompense et dans Sa générosité. Le serviteur se conforme donc à ces causes, puis il nourrit à l’égard de son Seigneur une bonne opinion ; il L’implore de ne pas le laisser livré à ces œuvres, de les rendre un moyen qui le conduise à ce qui lui est profitable, d’écarter ce qui les contredit et d’annuler ce qui pourrait en réduire l’effet.
Section
Il convient par ailleurs de savoir que celui qui espère une chose voit son espérance impliquer plusieurs éléments :
- l’amour de ce qu’il espère ;
- la crainte d’en être privé.