qu’entendent toutes les créatures, à l’exception des hommes et des djinns. »
Al-Barâ’ ajouta : « On lui ouvre alors une porte donnant sur la Géhenne et l’on étend pour lui des couchettes de feu. »(1)
Le Musnad rapporte encore, d’après lui(2) : « Alors que nous étions un jour avec le Messager d’Allah ﷺ, celui-ci aperçut un attroupement et demanda : “Autour de quoi se sont-ils rassemblés ?” — “Autour d’une tombe qu’ils creusent”, lui répondit-on. Saisi d’effroi, le Messager d’Allah ﷺ devança aussitôt ses Compagnons et se hâta jusqu’à la tombe. Là, il s’agenouilla ; je me plaçai devant lui pour observer ce qu’il ferait. Il pleura tant que la terre fut mouillée de ses larmes, puis il se tourna vers nous et dit : “Ô mes frères, préparez-vous pour un jour comme celui-ci.” »
(1) Dans les exemplaires S et F : « un lit de feu ».
(2) Musnad, vol. 4, p. 294, no 18601. Ibn Maja (no 4195) ainsi qu’al-Bukhari dans son *Tarikh al-kabir* (vol. 1, p. 229), entre autres, l’ont également rapporté par l’intermédiaire de Abd Allah ibn Waqid, qui le tient de Muhammad ibn Malik, qui le tient d’al-Bara ibn Azib.
Je dis : Abd Allah ibn Waqid est Abu Raja al-Khurasani. Ibn Adi a dit : « Cet Abd Allah ibn Waqid a d’autres récits que ceux que j’ai mentionnés, mais ils ne sont pas nombreux. Ses hadiths sont obscurs, et je n’ai pas vu les premiers critiques formuler à son sujet un jugement que je pourrais rapporter. »
Je dis : Ahmad, Ibn Maïn et Abu Dawud — selon une version — l’ont déclaré digne de confiance. Ibn Maïn — selon une autre version —, Abu Dawud, Abu Zur‘a et al-Nasaï ont dit de lui : « Il n’y a rien à lui reprocher. » Voir *al-Kamil*, vol. 4, p. 255, et *Tahdhib al-Kamal*, vol. 16, p. 255-256.
De même, Muhammad ibn Malik est Abu al-Mughira al-Jawzajani, l’affranchi d’al-Bara ibn Azib. Abu Hatim al-Razi a dit de lui : « Il est acceptable. » Ibn Hibban l’a mentionné parmi les narrateurs dignes de confiance et a dit : « Il n’a rien entendu d’al-Bara ibn Azib. » Il l’a également mentionné dans *al-Majruhin*, vol. 2, p. 259, où il dit : « Il commet fréquemment des erreurs. Son récit ne peut être utilisé comme preuve lorsqu’il est le seul à le rapporter, car sa manière de transmettre les informations ne suit pas celle des narrateurs fiables. » Ibn Hajar a dit : « Il est véridique, mais commet fréquemment des erreurs. » Voir *Tahdhib al-Kamal*, vol. 26, p. 351.
(3) Dans l’exemplaire F : « Le Prophète fut pris de frayeur. »