Il la saisit donc ; et à peine l’a-t-il prise que, sans lui laisser le temps d’un clin d’œil, les autres anges s’en emparent, l’enveloppent dans ce linceul et l’embaument de ce parfum. Il s’en exhale alors un effluve de musc plus suave que la plus exquise des fragrances jamais répandues sur terre.
Puis ils montent avec elle. Chaque fois qu’ils passent devant une assemblée d’anges, ceux-ci demandent : « Quelle est donc cette âme si agréable ? » — « C’est un tel, fils de tel », répondent-ils, en l’appelant par les plus beaux noms qu’on lui donnait ici-bas, jusqu’à ce qu’ils atteignent le ciel le plus proche. Ils en demandent l’ouverture, et il leur est ouvert. Les anges rapprochés de chaque ciel l’escortent alors vers le ciel suivant, ainsi de suite jusqu’à ce qu’il parvienne au septième ciel. Là, Allah — exalté soit-Il — dit : « Inscrivez le registre de Mon serviteur dans ʿIlliyyîn, puis ramenez-le sur la terre ; car d’elle Je les ai créés, en elle Je les ferai revenir et d’elle Je les ferai ressortir une autre fois. »
Son âme est donc rendue [à son corps]. Deux anges viennent à lui, le font asseoir et l’interrogent : « Qui est ton Seigneur ? » — « Mon Seigneur est Allah. » — « Quelle est ta religion ? » — « Ma religion est l’Islam. » — « Qui est cet homme qui a été envoyé parmi vous ? » — « Il est le Messager d’Allah. » — « Et d’où tiens-tu ta science ? » — « J’ai lu le Livre d’Allah et j’y ai cru. »