Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

par le Baqîʿ, puis il s’exclama : « Fi ! Fi ! » Je pensai qu’il me visait, mais il dit : « Non ; c’est la tombe d’Untel. Je l’avais envoyé comme percepteur auprès de la famille d’Untel ; il a détourné une namira (un manteau rayé) et, à présent, on l’a revêtu d’une cuirasse de feu semblable. »

Dans son Musnad, l’imâm Aḥmad rapporte également, d’après Anas ibn Mâlik : le Messager d’Allah — paix et salut sur lui — a dit : « La nuit où j’ai été transporté, je passai devant des gens dont les lèvres étaient cisaillées avec des tenailles de feu, »

= loup. De même, al-Fadl ibn Ubayd Allah n’est pas connu pour avoir entendu directement des récits de son grand-père Abu Rafi ; la génération la plus ancienne de laquelle il rapporte est celle des grands tabi‘un. Ce récit possède un texte corroborant chez al-Bukhari, dans son *Tarikh* (6/135), ainsi que chez al-Bazzar, dans son *Musnad* (3870), par la voie d’al-Darawardi, d’après Ibn al-Had, d’après Abadil, d’après sa grand-mère, l’épouse d’Abu Rafi, d’après Abu Rafi. Il le rapporte avec un sens similaire. Je dis : sa chaîne est bonne, mais sa transmission présente des variantes. Voir al-Tabarani (974). Il possède également un autre texte corroborant dans *Hilyat al-awliya* (1/184), par la voie de Kathir ibn Zayd, d’après al-Muttalib, d’après Abu Rafi, qui le rapporte dans des termes similaires. Cela indique peut-être que ce hadith repose sur un fondement établi. (1) Dans la version l, on lit : « vers moi ». (2) La namira est un manteau de laine rayé, porté par les nomades. Voir *Lisan al-Arab*, article « namr ». (3) 3/120 (12211). Ibn al-Mubarak l’a également rapporté dans *al-Zuhd* (819), ainsi que Waki‘ dans *al-Zuhd* (297), al-Baghawi dans *Sharh al-Sunna* (4159), et d’autres, par la voie de Hammad ibn Salama, d’après Ali ibn Zayd ibn Jud‘an, d’après Anas, qui le rapporte. Je dis : Ali ibn Zayd était faible dans sa mémorisation ; toutefois, il avait bien retenu ce récit d’Anas. Ibn al-Mubarak et al-Mu‘tamir ibn Sulayman l’ont donc rapporté d’après Sulayman al-Taymi, d’après Anas, dans des termes similaires. Abu Ya‘la l’a rapporté dans son *Musnad* (4069), Abu Nu‘aym dans *Hilyat al-awliya* (8/172) et al-Bayhaqi dans *al-Shu‘ab* (4611). Sa chaîne de transmission est authentique. Abu Nu‘aym a dit : « Ce récit est connu d’après Anas ; plusieurs personnes l’ont rapporté de lui, tandis que la transmission de Sulayman est rare. » Al-Mughira ibn Habib — parent par alliance de Malik ibn Dinar — l’a également rapporté d’après Malik ibn Dinar, d’après Anas, dans des termes similaires. Ibn Hibban l’a rapporté dans son *Sahih* (53), ainsi qu’Abu Ya‘la (4160) et al-Bayhaqi dans *al-Shu‘ab* (4612). Je dis : des critiques ont été formulées au sujet d’al-Mughira, mais elles ne lui portent pas préjudice.
بالبقيع فقال: "أف لك، أف لك! " فظننتُ أنه يريدني. فقال: "لا، ولكن هذا قبر فلان بعثتُه ساعيًا على (١) آل فلان، فغَلَّ نَمِر (٢)، فدُرِّعَ الآن مثلَها من نار". وفي مسنده أيضًا (٣) من حديث أنس بن مالك قال: قال رسول الله ﷺ: "مررتُ ليلةَ أُسرِيَ بي على قوم تُقرَضُ شفاهُهم بمقاريض من نار،
= ذئب. وأيضًا الفضل بن عبيد الله لا يعرف له سماع من جده أبي رافع، وأعلى طبقة يروي عنها طبقة كبار التابعين. وله شاهد عند البخاري في تاريخه (٦/ ١٣٥) والبزار في مسنده (٣٨٧٠) من طريق الدراوردي عن ابن الهاد عن عبادل عن جدته امرأة أبي رافع عن أبي رافع فذكره بمعناه. قلت: سنده حسن لكن وقع فيه اختلاف. انظر الطبراني (٩٧٤). وله شاهد آخر في الحلية (١/ ١٨٤) من طريق كثير بن زيد عن المطلب عن أبي رافع فذكره بنحوه. ولعل هذا يدل على أن للحديث أصلًا. (١) ل: "إلي". (٢) النمرة: بردة مخطّطة من صوف، من لباس الأعراب. انظر اللسان (نمر). (٣) ٣/ ١٢٠ (١٢٢١١). وأخرجه ابن المبارك في الزهد (٨١٩) ووكيع في الزهد (٢٩٧) والبغوي في شرح السنة (٤١٥٩) وغيرهم، من طريق حماد بن سلمة عن علي بن زيد بن جدعان عن أنس، فذكره. قلت: علي بن زيد في حفظه ضعف، لكن هذا مما حفظه عن أنس، فرواه ابن المبارك والمعتمر بن سليمان عن سليمان التيمي عن أنس فذكره بمثله. أخرجه أبو يعلى في مسنده (٤٠٦٩) وأبو نعيم في الحلية (٨/ ١٧٢) والبيهقي في الشعب (٤٦١١). وسنده صحيح. قال أبو نعيم: "مشهور من حديث أنس، رواه عنه عدة، وحديث سليمان عزيز". ورواه المغيرة بن حبيب (ختن مالك بن دينار) عن مالك بن دينار عن أنس، فذكره بمثله. أخرجه ابن حبان في صحيحه (٥٣) وأبو يعلى (٤١٦٠) والبيهقي في الشعب (٤٦١٢). قلت: في المغيرة كلام لا يضره.

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