que suscitent ses péchés, son injustice et ses crimes l’empêche d’entretenir une bonne opinion de son Seigneur. Ce principe se vérifie dans la vie courante : l’esclave fugitif, coupable et rebelle, qui s’est soustrait à l’autorité de son maître, ne saurait nourrir à son égard une opinion favorable.
L’angoisse due à la désobéissance n’est jamais compatible avec la bonne opinion ; plus la faute est grave, plus l’âme du pécheur est en proie à ce trouble. Inversement, celui qui nourrit la meilleure opinion de son Seigneur est celui qui Lui obéit le plus. Al-Ḥasan al-Baṣrî l’a bien résumé : « Le croyant, parce qu’il a une bonne opinion de son Seigneur, accomplit de bonnes œuvres ; le pervers, ayant une mauvaise opinion de son Seigneur, accomplit de mauvaises œuvres. »
Comment celui qui se détourne de son Seigneur, qui séjourne puis s’en va dans les domaines de Son courroux, s’expose à Sa malédiction, traite avec légèreté Ses droits et Ses ordres jusqu’à les délaisser, Ses interdits jusqu’à les commettre puis s’y obstiner, pourrait-il prétendre avoir bonne opinion de Lui ?
Et comment espérer une telle bonne opinion chez celui qui Le combat ouvertement, s’oppose à Ses alliés, se lie d’amitié avec Ses ennemis, nie Ses attributs de perfection et porte un jugement défavorable sur ce qu’Il a Lui-même affirmé de Lui-même ?