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Le Messager d’Allah ﷺ organisa une course entre les chevaux déjà entraînés – depuis le lieu appelé al-Hafya jusqu’à la passe d’al-Wada‘ – et une autre course pour les chevaux non entraînés, de cette même passe jusqu’à la mosquée des Banû Zurayq. ‘Abd Allâh b. ‘Umar ﵄ figura parmi les concurrents.
(1) « entraînés » (udmirat) : on engraissait d’abord l’animal, puis on réduisait sa ration ; on le gardait couvert dans un espace clos jusqu’à ce qu’il transpire abondamment et sèche, de sorte que la graisse superflue disparaisse, que la chair se raffermisse et que son allure gagne en puissance.
(2) al-Hafya : localité proche de Médine.
(3) « son terme » (amadu-hâ) : la limite, l’arrivée de la course.
(4) la « passe » (thaniyya) désigne ici Thaniyyat al-Wadâ‘, littéralement le sentier menant à – ou se trouvant dans – la montagne.
Il est permis d’organiser des courses (musâbaqa) ou des concours de tir (munâdala) en convenant d’une somme, à condition de respecter les règles suivantes ; l’enjeu prend alors le nom de « pari » (rahân).
L’imâm Ahmad rapporte dans son Musnad (3/160) d’après Anas b. Mâlik ﵁ : on lui demanda : « Pariez-vous du temps du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Oui. Le Prophète lui-même paria sur un de ses chevaux appelé Subḥa, lequel distança les autres, et il en fut tout réjoui. »
(5) « il paria » : c’est bien le Prophète ﷺ qui engagea la mise.
(6) Subḥa : de l’expression « cheval sâbiḥ », louant l’amplitude de sa foulée.
(7) « il s’en réjouit » (hishsha) : il sourit, manifestant sa satisfaction.
Ces compétitions peuvent concerner toutes les armes, équipements ou moyens utiles à la guerre, conformément au ḥadith rapporté par Abû Dâwûd (2574), at-Tirmidhî (1700) et autres, d’après Abû Hurayra ﵁ : le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il n’y a de prix légitime que pour un sabot, un sabot fendu ou une lame. »
(8) sabaq : la somme mise en jeu.
(9) « sabot fendu » (khuf) : les camélidés.
(10) « sabot plein » (hâfir) : les chevaux et ce qui s’y assimile.
(11) « lame » (naṣl) : toute arme tranchante ou perforante – épée, lance, flèche, etc. – et, par extension, l’adresse au tir avec ces armes.
Ainsi, le sens du ḥadith est qu’il n’est licite de percevoir un gain issu d’un pari qu’au sujet des trois catégories mentionnées.
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أن رسولَ الله ﷺ سَابَقَ بَيْنَ الْخَيْلِ التي أُضْمِرَتْ من الحَفْيَاء إلَى ثَنية الوَدَاع ِ، وسَابًَق الخيل التي لم تُضَمَّرْ من الثنيةِ إلى مًسْجِدِ بنيَ زُرَيْق، وأن عبدَ اللهِ بنَ عمر ﵄ كان فيمن سابَقَ بها.
[أضمرت: وضُمِّرت، سمنت أولا، ثم قُلّلَ علفها وأدخلت مكاناً وجللت حتى يكثر عرقها ويجف، فيذهب رهلُها ويقوى لحمها ويشتد جريها. الحفياء: موضع بقرب الدينة. أمدها: غايتها ونهاية مسافة سبقها.
الفنية: أي ثنية الوداع. وهي في الأصل الطريق إلى الجبل أو فيه].
وتجوز المسابقة والمناضلة على شرط مال بالشروط الآتية، وتسمى عندئذ رهاناً. روى الإمام أحمد في مسنده (٣/ ١٦٠) عن أنس بن مالك ﵁، وقد سُئِل: أكُنْتُمْ تُرَاهِنُونَ على عهدِ رسول الله ﷺ؟ فقال: نَعمِْ، لقَدْ راهَنَ على فَرَس له يقاَلُ له سبحَة.
فَسبَقَ الناسَ، فَهش لذلك وَأعْجَبَهُ.
[لقد راهن: أي رسول الله ﷺ. سبحة: من قولهم: فرس سابح، إذا كان حسن مد اليدين في الجري. فهش: تبسم وأظهر ارتياحه] وتكونان في جميع آلات الحرب ومعداتها وما ينفع فيها، لما رواه أبو داود (٢٥٧٤) والترمذي (١٧٠٠) وغيرهما، عن أبي هريرة ﵁ قال: قال رسول الله ﷺ: (لاَ سَبقَ إلا في خُف أوْ حَافِرٍ أو نَصْل).
[سبق: هو المال المشروط في السبْق. خف: أي ذي خف: المراد الإبل. حافر: ذي حافر والمراد الخيل وما يلحق بها. نصل: القسم الذي يجرح من السيف والرمح والسهم ونحوها، والمراد الرمي بها].
فصار معنى الحديث: لا يحل أخذ المال بالمراهنة إلا في الثلاثة المذكورة.