[Al-Baqarah, 111]
Surtout, les polythéistes : Il les a qualifiés de mensonge (ifk) en plus de l’association, et Il a associé le mensonge au polythéisme tout comme Il a lié la véracité à la sincérité.
C’est pourquoi Il joint les hypocrites – gens de mensonge – aux polythéistes, comme dans Sa parole : « C’est Lui qui a fait descendre la quiétude dans les cœurs des croyants… et Il leur a préparé la Géhenne, quelle déplorable destinée ! » (Al-Fath, 4-6).
Et Il – Très-Haut – dit encore : « Évitez la parole mensongère, en étant exclusivement voués à Allah, sans rien Lui associer. Quiconque associe à Allah, c’est comme s’il tombait du ciel… » (Al-Hajj, 30-31).
À propos des gens de la Caverne, Il a dit : « Voici notre peuple : ils se sont donné, en dehors de Lui, des divinités ; pourquoi n’apportent-ils pas sur elles une preuve évidente ? » (Al-Kahf, 15).
Et, au sujet de l’ami intime (Ibrâhîm), Il a dit : « Vous n’adorez, en dehors d’Allah, que des idoles et vous ne faites qu’inventer un mensonge. » (Al-ʿAnkabût, 17).
Il dit encore à son père et à son peuple : « Qu’adorez-vous ? Voulez-vous, par pure imposture, des divinités en dehors d’Allah ? » (As-Ṣâffât, 85-86).
Des passages semblables se trouvent en bien d’autres endroits du Coran. Beaucoup de gens tombent, par ignorance et égarement, dans le polythéisme et le mensonge – qu’ils soient polythéistes, gens du Livre ou partisans de l’innovation.
[Le pivot de la religion repose sur l’unicité d’Allah – Très-Haut]
Allah – glorifié et exalté soit-Il – a envoyé tous Ses messagers et fait descendre tous Ses livres pour qu’aucun ne soit adoré en dehors d’Allah, l’Unique sans associé. On ne doit adorer avec Lui ni ange, ni Prophète, ni vertueux, ni leurs effigies ou leurs tombeaux, ni le soleil, ni la lune, ni une étoile, ni quelque statue façonnée pour eux, ni quoi que ce soit. Il a expliqué que tout ce qui est adoré en dehors de Lui ne cause ni préjudice ni avantage, fût-il un ange ou un prophète, et que son adoration relève de la mécréance.
Il – Très-Haut – a dit : « Dis : Invoquez ceux que vous prétendez (divinités) en dehors de Lui ; ils ne détiennent ni le pouvoir d’écarter de vous le mal, ni de le détourner… » jusqu’à Sa parole : « … une issue redoutable. » (Al-Isrâʾ, 56-57).
Il a ainsi montré que tout ce qui est invoqué en dehors de Lui – anges, djinns ou humains – ne détient pas la faculté d’écarter un mal ni de le déplacer, et que ces êtres invoqués (1), anges ou prophètes, recherchent la proximité d’Allah, espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. De même, un groupe d’humains adorait des hommes parmi les djinns ; les djinns adorés embrassèrent la foi, tandis que leurs adorateurs persistaient à les adorer, comme l’a rapporté Ibn Masʿûd (2).
Il – Très-Haut – a dit : « Dis : Invoquez ceux que vous prétendez en dehors d’Allah ; ils ne possèdent pas le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre… » jusqu’à Sa parole : « … et l’intercession auprès de Lui n’est d’aucune utilité, sauf pour celui qu’Il agrée. » (Saba, 22-23).
Il a exposé que tout être invoqué en dehors de Lui, ange, humain ou autre, ne possède même pas le poids d’un atome dans les cieux et sur la terre, qu’il n’a aucune part en eux, et qu’Allah n’a, parmi Ses créatures, ni semblable ni assistant. Or, pour une créature, trois cas sont envisageables : posséder une part en propre, être associé, ou être aide et soutien. Quant au Seigneur – exalté soit-Il –, nul parmi Ses créatures n’est propriétaire, ni associé, ni soutien pour Lui. Il ne reste donc que l’intercession, c’est-à-dire l’invocation de l’intercesseur adressée à Allah en faveur de celui pour qui l’on intercède.
Il – Très-Haut – a dit : « L’intercession n’est d’aucune utilité auprès de Lui si ce n’est pour celui à qui Il l’a permise. » Puis Il a mentionné nommément les anges