Mâlik – et son école – s’y opposent¹. Par ailleurs, les imâms sont unanimes : il n’est pas permis de toucher de la main la tombe du Prophète ﷺ ni de l’embrasser.
L’auteur a donc rapporté ce qu’ont exposé les savants au sujet de sa visite, de la manière de lui adresser le salâm, des lieux où l’on le salue et de ceux où l’on invoque ; et tout cela se fait exclusivement dans la Mosquée. Il a déjà été établi que le voyage vers cette Mosquée est un acte recommandé, institué par le Texte et consacré par le consensus. Telle est l’unanimité des musulmans, et la réponse précise qu’il s’agit d’une prescription recommandée.
Dès lors, l’allégation de celui qui prétend que la réponse impliquerait le consensus des Compagnons et des imâms en faveur de la légalisation d’un interdit est manifestement nulle. Bien au contraire, la réponse distingue ce qui relève du consensus de ce qui fait l’objet de divergence ; quant à la visite et au voyage unanimement reconnus, elle les a mentionnés et a souligné qu’ils sont établis par le Texte et par le consensus.
¹ Son école adopte une position contraire à ce récit apocryphe.