C’est lui encore – le Messager – qu’aucune créature ne saurait atteindre le salut si ce n’est par son obéissance ; au Jour de la Résurrection, les hommes ne seront interrogés que sur la foi en lui, son suivi et l’obéissance qu’on lui doit, et c’est au sujet de lui qu’ils seront éprouvés dans leurs tombes.
Allah – Exalté soit-Il – dit : « Nous interrogerons certes ceux à qui des messagers furent envoyés, et Nous interrogerons certes les messagers » (al-Aʿrâf, 6).
C’est encore à son propos qu’Allah a pris le pacte des prophètes, leur ordonnant de faire prendre ce pacte à leurs communautés : que, lorsqu’il leur viendrait, ils croient en lui, l’attestent véridique et le secourent. C’est lui, enfin, par qui Allah a séparé les gens du Paradis et ceux de l’Enfer ; quiconque croit en lui et lui obéit fait partie des gens du Paradis, tandis que celui qui le traite de menteur et lui désobéit fait partie des gens du Feu.
Allah – Très-Haut – dit : « Quiconque obéit à Allah et à Son Messager, Il le fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement ; voilà la réussite suprême. Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager… » (an-Nisâʾ, 13-14).
La promesse du bonheur en ce monde et dans l’au-delà, comme la menace du malheur en ce monde et dans l’au-delà, sont donc suspendues à son obéissance ; car son obéissance est le « droit chemin », la « Corde solide » d’Allah, l’« anse la plus fiable ». Ceux qui s’y accrochent sont les alliés pieux d’Allah, Son parti victorieux, Ses soldats triomphants ; ceux qui s’y opposent sont les ennemis d’Allah, le parti d’Iblîs – le maudit.
Allah – Exalté soit-Il – dit : « Le Jour où l’injuste se mordra les deux mains et dira : “Hélas pour moi ! Si seulement j’avais pris, avec le Messager, un chemin !”… – jusqu’à – “… abandonne-le complètement.” » (al-Furqân, 27-29).
Il dit encore : « Le Jour où leurs visages seront retournés dans le Feu, ils diront : “Hélas pour nous ! Si seulement nous avions obéi à Allah et obéi au Messager !” Et ils diront : “Seigneur, nous avons obéi à nos chefs et à nos grands…” – jusqu’à – “… une malédiction immense.” » (al-Aḥzâb, 66-68).
Et Il dit : « Dis : Obéissez à Allah et au Messager ; mais si vous vous détournez, Allah n’aime pas les mécréants » (Âl ʿImrân, 32).
Et Il dit : « Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne croiront pas tant qu’ils ne t’auront pas pris pour juge dans leurs litiges, puis qu’ils ne ressentent dans leurs cœurs aucune gêne à l’égard de ton jugement et qu’ils ne se soumettent pleinement » (an-Nisâʾ, 65).
Et Il dit : « Qu’ils prennent garde, ceux qui s’opposent à son ordre, qu’une épreuve ne les frappe ou qu’un châtiment douloureux ne les atteigne » (an-Nūr, 63).
Et Il dit : « Quiconque obéit à Allah et au Messager, ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés de bienfait : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux » (an-Nisâʾ, 69).
Tous les Messagers ont informé qu’Allah leur a ordonné d’être obéis, comme Il a dit : « Nous n’avons envoyé de Messager que pour qu’il soit obéi, par la permission d’Allah » (an-Nisâʾ, 64). Ils ordonnaient l’adoration exclusive d’Allah, Sa crainte exclusive, Sa piété exclusive, et commandaient l’obéissance qui leur est due, comme Il a dit : « Et quiconque obéit à Allah et au Messager, redoute Allah et Le craint, ceux-là sont les gagnants » (an-Nūr, 52).
Noé – sur lui la paix – a dit : « Adorez Allah, craignez-Le et obéissez-moi » (Nûḥ, 3). Et, dans la sourate ach-Chuʿarâʾ, il est dit : « Craignez donc Allah et obéissez-moi » (ach-Chuʿarâʾ, 126) ; de même dirent Hûd, Ṣâliḥ, Chuʿayb et Lûṭ.
Les hommes ont besoin de croire au Messager et de lui obéir en tout lieu et en tout temps, de jour comme de nuit, en voyage comme en résidence, en secret comme au grand jour, en groupe comme individuellement ; ils en ont davantage besoin que de la nourriture et de la boisson, voire que du souffle même. Car, s’ils en sont privés, le Feu sera la rétribution de celui qui aura démenti le Messager et se sera détourné de son obéissance, comme Il – Très-Haut – dit : « Je vous avertis d’un Feu flamboyant ! N’y sera précipité que le plus malheureux : celui qui a démenti et s’est détourné » (al-Layl, 14-16), c’est-à-dire l’a démenti et s’est détourné de son obéissance, comme Il a dit en un autre endroit : « Fa-lâ…"