non. Pourquoi ? Si je me trompe, dis-moi franchement : « Tu t’es trompé. »
Intervenant : …
Le cheikh : Non, c’est un devoir. Pourquoi ? Parce que je suis absolument convaincu que lui, Kichk et d’autres encore ne savent pas comment prier ; ils prient, certes, mais ils ne savent pas prier correctement. Pourquoi ? Parce que leur prière se limite à ce qu’ils ont lu dans leur école juridique : s’ils sont chaféites, par exemple, ils feront telle chose ; s’ils sont hanafites, ils diront : « non, … » — et les exemples sont extrêmement nombreux. Or le Prophète (﵌) a dit : « Priez comme vous m’avez vu prier. » ⦗1⦘
Ainsi, nous constatons que les véritables savants sont ceux qui étudient l’ensemble du Livre, en particulier ce qui concerne la rectification des croyances puis les actes cultuels. Quant aux sciences touchant à la création et à la nature, elles sont, sans nul doute, profitables et renforcent la foi du croyant en la puissance et la sagesse d’Allah ﷿ ; néanmoins, ces personnes devaient, avant tout, apprendre comment adorer Allah sans rien Lui associer.
Aujourd’hui, si je vous dis qu’il existe, dans tous les pays du monde, des musulmans qui se rendent délibérément auprès des tombes, et que certains transforment la tombe — celle d’un walî ou d’un homme pieux — en une véritable Kaʿba autour de laquelle ils tournent, as-tu déjà voyagé en Égypte ?
Intervenant : Non.
Le cheikh : As-tu vu les mausolées d’al-Husayn, de la Dame Zaynab et d’Ahmad al-Badawî ?
Intervenant : Par Allah, j’en ai entendu parler, mais je ne les ai jamais vus.
Le cheikh : Il m’a paru, dès le début, que tu étais Jordanien.