au sujet de ce point précis.
Intervention : En vérité, j’ai déjà rencontré le cheikh Shaʿrâwî à Islamabad ; nous nous sommes trouvés là par hasard — j’y travaillais — et nous avons alors échangé quelques propos.
Le Cheikh : Très bien.
Intervention : Il m’a demandé : « Pries-tu ? » À l’époque — il y a vingt ans — je lui ai répondu : « Par intermittence. » Il a répliqué : « Que veux-tu dire par “par intermittence” ? » J’ai expliqué : « Je ne suis pas constant. »
Le Cheikh : C’est-à-dire : tantôt tu pries et tantôt…
Intervention : Oui. Il m’a alors dit : « Combien d’heures y a-t-il dans une journée ? » J’ai répondu : « Le jour et la nuit font vingt-quatre heures. » Il a demandé : « Comment les répartis-tu ? » J’ai répondu : « Je les divise en trois parts : une pour le travail, une pour le sommeil et une ni pour le travail ni pour le sommeil. » Il a dit : « Très bien ! Et la prière, combien de temps prend-elle ? » J’ai répondu : « Environ une demi-heure. » Il a ajouté : « N’est-il pas raisonnable que tu te tournes vers ton Seigneur, le Créateur, et que tu Lui consacres une demi-heure — répartie — sur vingt-quatre heures ? »
Ces paroles m’ont évidemment beaucoup touché ; depuis ce jour, je me suis engagé et j’en ai été pleinement convaincu.
Le Cheikh : Louange à Allah. Eh bien, cher frère, je le regarde maintenant à la télévision et, pour être franc, la façon dont il s’exprime est captivante : il mêle littérature, religion, etc. Il attire vraiment son auditeur ou son spectateur, qui sent qu’il prend plaisir à l’écouter.
Intervention : Et il apporte des idées nouvelles dans…
Intervention : Des choses inédites et contemporaines, en phase avec notre époque. Je suis donc allé voir notre frère Nâsir pour en parler, et d’autres frères ont dit : « Non, mon frère, c’est dangereux pour toi et pour la jeune génération ; cet homme… »