Durus wa Ibar min Sahih al-Qasas al-NabawiChahata Saqr

13 - Dans les affaires importantes, on cherche refuge auprès d’Allah en se tournant vers Lui dans la prière.

22 - UN LÉPREUX, UN CHAUVE ET UN AVEUGLE

Le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — a dit :

« Il y avait, parmi les fils d’Israël, trois hommes : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut les éprouver et leur envoya donc un ange.

Celui-ci se rendit auprès du lépreux et lui demanda :

— Que désires-tu le plus ?

Il répondit :

— Un beau teint, une peau saine, et que disparaisse ce mal à cause duquel les gens éprouvent de la répulsion pour moi.

L’ange passa alors la main sur lui : son mal disparut, et il reçut un beau teint et une peau saine.

L’ange lui demanda :

— Quel bien préfères-tu ?

Il répondit :

— Les chameaux — ou peut-être les bovins.

[Ishāq — l’un des narrateurs du hadith — eut un doute : toutefois, l’un des deux, le lépreux ou le chauve, répondit : « Les chameaux », tandis que l’autre répondit : « Les bovins ».]

On lui donna alors une chamelle pleine, proche de mettre bas, et l’ange lui dit :

— Qu’Allah la bénisse pour toi.

Il se rendit ensuite auprès du chauve et lui demanda :

— Que désires-tu le plus ?

Il répondit :

— Une belle chevelure, et que disparaisse ce mal à cause duquel les gens éprouvent de la répulsion pour moi.

L’ange passa alors la main sur lui : son mal disparut et il reçut une belle chevelure.

Il lui demanda :

— Quel bien préfères-tu ?

Il répondit :

— Les bovins.

On lui donna alors une vache pleine, et l’ange lui dit :

— Qu’Allah la bénisse pour toi.

Il se rendit ensuite auprès de l’aveugle et lui demanda :

— Que désires-tu le plus ?

Il répondit :

— Qu’Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens.

L’ange passa alors la main sur lui, et Allah lui rendit la vue.

Il lui demanda :

— Quel bien préfères-tu ?

Il répondit :

— Les moutons.

On lui donna alors une brebis ayant mis bas.

Les bêtes des deux premiers se reproduisirent, tout comme celles du troisième. Le premier posséda bientôt une vallée remplie de chameaux, le deuxième une vallée remplie de bovins et le troisième une vallée remplie de moutons.

Puis l’ange se présenta au lépreux sous l’apparence et dans l’état qui avaient autrefois été les siens, et lui dit :

— Je suis un pauvre homme. Tous mes moyens me font défaut au cours de mon voyage, et je ne puis aujourd’hui poursuivre ma route qu’avec l’aide d’Allah, puis la tienne. Je te demande, au nom de Celui qui t’a donné ce beau teint, cette peau saine et ces biens, de m’accorder un chameau qui me permette de poursuivre mon voyage.

L’homme répondit :

— Les obligations sont nombreuses.

L’ange lui dit :

— Il me semble te reconnaître. N’étais-tu pas lépreux, repoussé par les gens et pauvre, avant qu’Allah ne t’accorde ces biens ?

Il répondit :

— Ces biens m’ont seulement été transmis de père en fils, depuis des générations.

L’ange lui dit :

— Si tu mens, qu’Allah te ramène à ton état antérieur.

Il se présenta ensuite au chauve sous l’apparence qui avait été la sienne. Il lui tint les mêmes propos qu’au premier, et celui-ci lui fit la même réponse. L’ange lui dit alors :

— Si tu mens, qu’Allah te ramène à ton état antérieur.

Puis il se présenta à l’aveugle sous l’apparence et dans l’état qui avaient autrefois été les siens, et lui dit :

— Je suis un pauvre homme, un voyageur sans ressources. Tous mes moyens me font défaut au cours de mon voyage, et je ne puis aujourd’hui poursuivre ma route qu’avec l’aide d’Allah, puis la tienne. Je te demande, au nom de Celui qui t’a rendu la vue, de m’accorder une brebis qui me permette de poursuivre mon voyage.

L’homme répondit :

— J’étais effectivement aveugle et Allah m’a rendu la vue. Prends donc ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Allah, quoi que tu prennes au nom d’Allah, je ne t’en ferai aujourd’hui aucune difficulté.

L’ange lui dit :

— Garde tes biens. Vous avez seulement été éprouvés : Allah t’a agréé et S’est courroucé contre tes deux compagnons. »

(Rapporté par al-Bukhārī et Muslim).

١٣ - الْمَفْزَع فِي الْأُمُور الْمُهِمَّة إِلَى اللهِ يَكُون بِالتَّوَجُّهِ إِلَيْهِ فِي الصَّلَاة. ٢٢ - أَبْرَصَ وَأَقْرَعَ وَأَعْمَى قال رسول اللهِ ﵌: «إِنَّ ثَلَاثَةً فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ أَبْرَصَ وَأَقْرَعَ وَأَعْمَى فَأَرَادَ الله أَنْ يَبْتَلِيَهُمْ، فَبَعَثَ إِلَيْهِمْ مَلَكًا. فَأَتَى الْأَبْرَصَ فَقَالَ: «أَيُّ شَيْءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ؟» قَالَ: «لَوْنٌ حَسَنٌ وَجِلْدٌ حَسَنٌ وَيَذْهَبُ عَنِّي الَّذِي قَدْ قَذِرَنِي النَّاسُ». فَمَسَحَهُ فَذَهَبَ عَنْهُ قَذَرُهُ وَأُعْطِيَ لَوْنًا حَسَنًا وَجِلْدًا حَسَنًا. قَالَ: «فَأَيُّ الْمَالِ أَحَبُّ إِلَيْكَ؟»، قَالَ: «الْإِبِلُ أَوْ قَالَ الْبَقَرُ». [شَكَّ إِسْحَقُ ـ أحد رواة الحديث ـ: إِلَّا أَنَّ الْأَبْرَصَ أَوْ الْأَقْرَعَ قَالَ أَحَدُهُمَا: الْإِبِلُ، وَقَالَ الْآخَرُ الْبَقَرُ]. فَأُعْطِيَ نَاقَةً عُشَرَاءَ، فَقَالَ: «بَارَكَ الله لَكَ فِيهَا». فَأَتَى الْأَقْرَعَ فَقَالَ: «أَيُّ شَيْءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ؟» قَالَ: «شَعَرٌ حَسَنٌ، وَيَذْهَبُ عَنِّي هَذَا الَّذِي قَدْ قَذِرَنِي النَّاسُ». فَمَسَحَهُ فَذَهَبَ عَنْهُ، وَأُعْطِيَ شَعَرًا حَسَنًا. قَالَ: «فَأَيُّ الْمَالِ أَحَبُّ إِلَيْكَ؟» قَالَ: «الْبَقَرُ». فَأُعْطِيَ بَقَرَةً حَامِلًا، فَقَالَ: «بَارَكَ الله لَكَ فِيهَا». فَأَتَى الْأَعْمَى فَقَالَ: «أَيُّ شَيْءٍ أَحَبُّ إِلَيْكَ؟» قَالَ: «أَنْ يَرُدَّ الله إِلَيَّ بَصَرِي فَأُبْصِرَ بِهِ النَّاسَ». فَمَسَحَهُ فَرَدَّ الله إِلَيْهِ بَصَرَهُ. قَالَ: «فَأَيُّ الْمَالِ أَحَبُّ إِلَيْكَ؟» قَالَ: «الْغَنَمُ». فَأُعْطِيَ شَاةً وَالِدًا. فَأُنْتِجَ هَذَانِ وَوَلَّدَ هَذَا. فَكَانَ لِهَذَا وَادٍ مِنْ الْإِبِلِ وَلِهَذَا وَادٍ مِنْ الْبَقَرِ وَلِهَذَا وَادٍ مِنْ الْغَنَمِ. ثُمَّ إِنَّهُ أَتَى الْأَبْرَصَ فِي صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ فَقَالَ: «رَجُلٌ مِسْكِينٌ قَدْ انْقَطَعَتْ بِيَ الْحِبَالُ فِي سَفَرِي فَلَا بَلَاغَ لِي الْيَوْمَ إِلَّا بِالله ثُمَّ بِكَ، أَسْأَلُكَ ـ بِالَّذِي أَعْطَاكَ اللَّوْنَ الْحَسَنَ وَالْجِلْدَ الْحَسَنَ وَالْمَالَ ـ بَعِيرًا أَتَبَلَّغُ عَلَيْهِ فِي سَفَرِي». فَقَالَ: «الْحُقُوقُ كَثِيرَةٌ». فَقَالَ لَهُ: «كَأَنِّي أَعْرِفُكَ أَلَمْ تَكُنْ أَبْرَصَ يَقْذَرُكَ النَّاسُ، فَقِيرًا فَأَعْطَاكَ الله». فَقَالَ: «إِنَّمَا وَرِثْتُ هَذَا الْمَالَ كَابِرًا عَنْ كَابِرٍ». فَقَالَ: «إِنْ كُنْتَ كَاذِبًا فَصَيَّرَكَ الله إِلَى مَا كُنْتَ». وَأَتَى الْأَقْرَعَ فِي صُورَتِهِ فَقَالَ لَهُ مِثْلَ مَا قَالَ لِهَذَا، وَرَدَّ عَلَيْهِ مِثْلَ مَا رَدَّ عَلَى هَذَا. فَقَالَ: إِنْ كُنْتَ كَاذِبًا فَصَيَّرَكَ الله إِلَى مَا كُنْتَ. وَأَتَى الْأَعْمَى فِي صُورَتِهِ وَهَيْئَتِهِ فَقَالَ: «رَجُلٌ مِسْكِينٌ وَابْنُ سَبِيلٍ انْقَطَعَتْ بِيَ الْحِبَالُ فِي سَفَرِي فَلَا بَلَاغَ لِي الْيَوْمَ إِلَّا بِالله ثُمَّ بِكَ، أَسْأَلُكَ بِالَّذِي رَدَّ عَلَيْكَ بَصَرَكَ شَاةً أَتَبَلَّغُ بِهَا فِي سَفَرِي». فَقَالَ: «قَدْ كُنْتُ أَعْمَى فَرَدَّ الله إِلَيَّ بَصَرِي؛ فَخُذْ مَا شِئْتَ وَدَعْ مَا شِئْتَ؛ فَوَالله لَا أَجْهَدُكَ الْيَوْمَ شَيْئًا أَخَذْتَهُ لِلهِ». فَقَالَ: «أَمْسِكْ مَالَكَ فَإِنَّمَا ابْتُلِيتُمْ: فَقَدْ رُضِيَ عَنْكَ وَسُخِطَ عَلَى صَاحِبَيْكَ». (رواه البخاري ومسلم).

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