« Ô Seigneur ! Ma mère ou ma prière ? » : c’est-à-dire que l’obligation de répondre à ma mère et celle d’achever ma prière se présentent à moi simultanément ; accorde-moi donc de choisir la meilleure des deux.
« Les prostituées » : les femmes qui commettent ouvertement la fornication et en font commerce.
« Le monastère » : une église éloignée des lieux habités, dans laquelle les moines chrétiens se retirent pour se consacrer à leur adoration. Ce terme a ici le même sens que (« l’ermitage »), qui est un édifice élevé au sommet effilé, semblable à un minaret, où ils s’isolent afin que nul ne puisse les atteindre ni entrer auprès d’eux.
« Avec leurs haches » : le terme employé est le pluriel de « hache », outil bien connu.
« Les bêches » : pluriel de « bêche » ; il s’agit d’un outil agricole manuel, semblable à une pelle, mais fait de fer.
« Sa beauté était proverbiale » : c’est-à-dire qu’elle était citée en exemple, car elle se distinguait singulièrement par sa beauté.
Parmi les enseignements du récit :
1 - L’importance considérable de la piété filiale et de répondre à l’appel de ses parents, même lorsque l’enfant a une excuse. Toutefois, la situation varie en cela selon les intentions.
2 - Le droit particulièrement impérieux de la mère et le fait que son invocation est exaucée.
3 - Il convient de répondre à l’appel de sa mère plutôt que de poursuivre une prière surérogatoire, car la poursuite de celle-ci est facultative, tandis que répondre à sa mère et faire preuve de piété filiale envers elle est obligatoire.