Ils vinrent alors le trouver, démolirent son ermitage, le firent descendre et l’injurièrent. Il fit ses ablutions, pria, puis s’approcha du garçon et lui demanda : « Mon garçon, qui est ton père ? »
Il répondit : « Le berger. »
Ils dirent : « Nous rebâtirons ton ermitage en or. »
Il répondit : « Non, seulement en argile. » (Rapporté par al-Bukhārī.)
Muslim rapporte également, d’après Humayd ibn Hilāl, d’après Abū Rāfi, d’après Abū Hurayra — qu’Allah l’agrée —, que celui-ci a dit : « Jurayj se consacrait à l’adoration dans un ermitage lorsque sa mère vint le trouver. Humayd — l’un des transmetteurs — précisa : Abū Rāfi nous reproduisit la façon dont Abū Hurayra avait lui-même reproduit le geste du Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde la paix — lorsqu’il avait mimé la mère de Jurayj en train de l’appeler : elle plaça sa paume au-dessus de son sourcil, puis leva la tête vers lui en l’appelant.
Elle dit : “Ô Jurayj ! Je suis ta mère, parle-moi.”
Elle le trouva en prière. Il se dit : “Ô Allah ! Ma mère, ou ma prière ?” Il choisit de poursuivre sa prière, et elle repartit. Puis elle revint une seconde fois et lui dit : “Ô Jurayj ! Je suis ta mère, parle-moi.”
Il se dit : “Ô Allah ! Ma mère, ou ma prière ?” Il choisit de poursuivre sa prière.
Elle invoqua alors : “Ô Allah ! Cet homme est Jurayj, mon fils. Je lui ai parlé, mais il a refusé de me répondre. Ô Allah, ne le fais pas mourir avant qu’il n’ait vu des prostituées.” »