5 — La bénédiction qu’apportent la soumission et l’agrément, et la condamnation de l’irritation face au décret divin. Comme l’a dit l’un des pieux prédécesseurs : « Ne cesse pas ton œuvre d’adoration, même s’il te semble qu’elle n’est pas acceptée. »
20 — La jarre d’or
Abū Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde la paix — a dit : « Un homme acheta à un autre un bien immobilier lui appartenant. L’acheteur trouva dans ce bien une jarre contenant de l’or. Il dit alors au vendeur : “Reprends ton or, car je ne t’ai acheté que le terrain, et non l’or.”
Le vendeur lui répondit : “Je t’ai vendu le terrain et tout ce qu’il contenait.”
Ils portèrent alors leur différend devant un homme, qui leur demanda : “Avez-vous des enfants ?”
L’un répondit : “J’ai un fils.”
Et l’autre : “J’ai une fille.”
Il leur dit : “Mariez le jeune homme à la jeune fille, employez cet or à leur entretien et faites-en aumône.” » (Rapporté par al-Bukhārī.)
« Un bien immobilier » : il faut entendre ici la maison.
La jarre : récipient en terre cuite, au ventre large, muni de deux anses et doté d’une large ouverture.
« Celui auquel appartenait le terrain » : c’est-à-dire celui qui l’avait vendu.
« Avez-vous des enfants ? » : cela signifie : « Chacun de vous a-t-il un enfant ? »
Le contrat conclu entre eux portait uniquement sur le terrain. Le vendeur estimait donc que ce qui s’y trouvait était implicitement inclus dans la vente, tandis que l’acheteur estimait que cela n’y était pas inclus.
Parmi les enseignements du récit :
Lorsqu’une personne découvre un bien enfoui dont les propriétaires peuvent être identifiés — parce qu’il a été enterré à une époque relativement récente —, il est soumis aux règles des biens trouvés : il faut rechercher ses propriétaires et le leur restituer.
En revanche, s’il remonte à une époque lointaine et qu’il est absolument impossible d’en connaître les propriétaires, il constitue un trésor qui appartient à celui qui l’a découvert, après qu’il en a prélevé le cinquième, soit 20 %.
21 — L’invocation d’une mère contre son fils vertueux
Abū Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde la paix — a dit : « Chez les fils d’Israël vivait un homme appelé Jurayj. Un jour, tandis qu’il priait, sa mère vint l’appeler. Il se demanda : “Dois-je lui répondre ou poursuivre ma prière ?”
Elle invoqua alors : “Ô Allah, ne le fais pas mourir avant qu’il n’ait vu le visage des prostituées !”
Jurayj se trouvait dans son ermitage lorsqu’une femme tenta de le séduire et lui parla, mais il refusa. Elle alla alors trouver un berger et se livra à lui. Elle donna naissance à un garçon et déclara : “C’est l’enfant de Jurayj.” »