« Il la remit entre les mains d’un voleur » : c’est-à-dire sans savoir que cet homme était un voleur.
« Il dit alors : “Ô Allah, à Toi la louange !” » Cela signifie : « À Toi, et non à moi, revient la louange, car mon aumône est tombée entre les mains de quelqu’un qui ne la méritait pas. À Toi donc la louange, puisque cela s’est produit par Ta volonté et non par la mienne ; car la volonté d’Allah est belle en toute chose. »
Il se soumit donc et accepta le décret d’Allah, puis loua Allah dans cette situation, car Il mérite la louange en toute circonstance ; nul autre que Lui n’est loué pour ce qui déplaît. Aïcha — qu’Allah l’agrée — rapporte en effet : « Lorsque le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde la paix — voyait une chose qui lui plaisait, il disait : “Louange à Allah, par le bienfait duquel les bonnes œuvres s’accomplissent.” Et lorsqu’il voyait une chose qui lui déplaisait, il disait : “Louange à Allah en toute circonstance.” » (Hadith jugé bon, rapporté par Ibn Māja.)
« Quelqu’un vint alors lui dire » : cela lui fut montré en rêve.
Parmi les enseignements de ce récit :
1 — Lorsque l’intention de celui qui fait l’aumône est bonne, son aumône est acceptée, même si elle ne parvient pas à son destinataire approprié. Les juristes ont toutefois divergé sur la question de savoir si elle acquitte l’obligation lorsqu’il s’agit de la zakat obligatoire.
2 — Le mérite de l’aumône faite en secret et celui de la sincérité.
3 — Il est recommandé de renouveler l’aumône lorsqu’elle n’est pas parvenue à son destinataire approprié.
4 — Le jugement se fonde sur les apparences jusqu’à preuve du contraire.