« Je me montrais conciliant envers eux » : se montrer conciliant consiste à faire preuve d’indulgence dans la réclamation et le recouvrement de son dû, ainsi qu’à accepter un paiement auquel il manque peu de chose.
Enseignements à tirer du récit :
1 — L’immensité de la miséricorde d’Allah — glorifié soit-Il — puisqu’Il pardonna à cet homme en raison de cette œuvre, malgré son caractère modeste.
2 — Le mérite d’accorder un délai au débiteur solvable et de consentir une remise au débiteur en difficulté.
Abd Allah ibn Abī Qatāda rapporte qu’Abū Qatāda — qu’Allah l’agrée — rechercha l’un de ses débiteurs. Celui-ci se cacha de lui, puis Abū Qatāda le retrouva. Le débiteur lui dit :
« Je suis en difficulté. »
Il lui demanda : « Par Allah ? »
L’homme répondit : « Par Allah. »
Abū Qatāda dit alors : « J’ai entendu le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — dire :
“Que celui qui aimerait qu’Allah le délivre des affres du Jour de la Résurrection accorde un répit à un débiteur en difficulté ou lui consente une remise.” »
(Rapporté par Muslim.)
Kurab (« affres ») est le pluriel de kurba (« affliction »).
Yunaffis (« qu’il accorde un répit ») signifie : qu’il prolonge le délai et diffère la demande de paiement. On a également dit que cela signifie : qu’il le soulage.