« Puis il le saisit avec sa bouche » : c’est-à-dire qu’il saisit avec sa bouche celui de ses deux chaussons de cuir qui contenait l’eau. Il dut procéder ainsi parce qu’il devait s’aider de ses deux mains pour remonter du puits, ce qui montre que la remontée était difficile.
Raqiya : il remonta.
« Sommes-nous donc récompensés pour le bien que nous faisons aux animaux ? » : c’est-à-dire lorsque nous leur donnons à boire ou leur témoignons de la bienfaisance.
« Pour tout foie humide, il y a une récompense » : autrement dit, pour toute créature vivante. L’humidité désigne ici la vie ; ou bien, puisqu’elle est indissociable de la vie, l’expression constitue une métonymie. Le sens est donc qu’une récompense est accordée pour avoir étanché la soif de tout être vivant.
Al-Dāwūdī a dit : « Cela signifie qu’il y a une récompense pour toute créature vivante. » Cette formulation englobe tous les animaux.
Al-Nawawī a dit : « La portée générale de cette parole est restreinte aux animaux dont la vie est protégée — c’est-à-dire ceux qu’il n’a pas été ordonné de tuer. On obtient donc une récompense en leur donnant à boire ; il en va de même lorsqu’on les nourrit ou qu’on leur témoigne toute autre forme de bienfaisance. »
Ibn al-Tīn a dit : « Rien n’empêche de conserver à cette parole toute sa portée générale. » Il entend par là que l’animal peut être abreuvé, puis tué, car il nous a été ordonné de le tuer de la meilleure manière et il nous a été interdit de le mutiler.