Il répondit :
« J’ai entendu, dans le nuage d’où provient cette eau, une voix dire : “Arrose le jardin d’Untel” — et elle prononça ton nom. Que fais-tu donc de ses produits ?
— Puisque tu me l’as révélé, répondit-il, voici ce que je fais : je considère ce que le jardin produit, puis j’en donne un tiers en aumône, ma famille et moi en consommons un tiers, et j’y réinvestis le dernier tiers. » (Rapporté par Muslim)
Al-hadīqa (le jardin) : parcelle plantée de palmiers ; ce terme désigne également un terrain arboré.
Tanahhā : se déporter et prendre une direction.
Al-harra : terrain comportant de nombreuses pierres noires.
Al-sharja : pluriel shirāj ; chenal par lequel l’eau s’écoule dans les terrains couverts de pierres noires.
Al-mishāt : outil agricole manuel semblable à une pelle, mais fabriqué en fer.
Parmi les enseignements à tirer de ce récit :
1 - Le mérite de l’aumône et de la bienfaisance envers les nécessiteux et les voyageurs démunis.
2 - Le mérite de se nourrir du fruit de son propre travail et de subvenir aux besoins de sa famille.
3 - Lorsqu’Allah — exalté soit-Il — agrée un serviteur, Il met à son service ce qu’Il veut de la terre et du ciel.