pas mon fils semblable à elle. » Le Messager d’Allah — sur lui la prière et le salut — dit : « L’enfant dit alors : “Ô Allah, rends-moi semblable à elle.” » Puis l’enfant expliqua : « Quant au cavalier, c’est un mécréant. Quant à la femme, les gens lui disent : “Tu te livres à la fornication !”, et elle répond : “Allah me suffit.” Ils lui disent : “Tu voles !”, et elle répond : “Allah me suffit.” »
« De belle prestance » : c’est-à-dire beau. Selon une autre explication, il s’agit d’un homme dont l’allure, l’apparence et les beaux vêtements suscitent l’admiration et que l’on désigne du doigt.
Thumma murra (« puis on passa… ») : le mīm porte une damma (voyelle u), le verbe étant à la voix passive.
« Le tyran » : celui qui outrepasse les limites, s’enorgueillit et soumet les gens par la force.
Leçons à tirer de cette histoire :
1 – Les âmes des gens d’ici-bas s’en tiennent aux apparences et redoutent de se trouver dans une situation pénible. À l’inverse, les croyants sincères s’attachent à la réalité intérieure et, dès lors que leur for intérieur est bon, ne se soucient pas de ces apparences. Allah — exalté soit-Il — rapporte ainsi les propos de ceux qui entouraient Coré lorsque celui-ci parut devant eux :
« Ah ! Si seulement nous avions reçu autant que ce qui a été donné à Coré ! »
« Mais ceux à qui le savoir avait été donné dirent : “Malheur à vous ! La récompense d’Allah est meilleure.” »
2 – Il est dans la nature humaine de faire passer ses enfants avant soi-même lorsqu’il s’agit de leur bien : cette femme rechercha le bien pour son fils et chercha à écarter de lui le mal, sans rien demander pour elle-même.