l’amour du Prophète — paix et bénédictions sur lui — qui l’a incité à cette célébration, non pour l’innovation elle-même.
6 - Les propos de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya ne comportent aucune approbation de l’innovation du mawlid ; ils relèvent plutôt de la jurisprudence du commandement du bien et de l’interdiction du blâmable.
En effet, il y distingue celui qui célèbre le mawlid et ne l’abandonnerait que pour tomber dans pire que cela, du croyant bien guidé qui n’est pas dans ce cas. Il précise que la première catégorie — celui qui ne délaisserait la célébration qu’au profit d’un mal plus grave — ne doit pas être invitée à y renoncer, car cela le conduirait à commettre une transgression plus répréhensible. Quant au croyant bien guidé, le fait de célébrer le mawlid est jugé blâmable de sa part ; il lui incombe donc de veiller, pour lui-même et pour ceux qui l’écoutent, à s’attacher à la sunna extérieurement et intérieurement.
7 - Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya a également exposé les méfaits que recèlent les saisons innovées — mawlid compris —, des méfaits qui l’emportent sur les avantages qu’elles pourraient offrir. Il déclare :
« Parmi ceux-ci — outre les corruptions doctrinales et comportementales déjà évoquées — figure le fait que les cœurs y trouvent une certaine suavité et s’en contentent au point de délaisser bien des pratiques surérogatoires ; tu verras ainsi nombre de gens du commun y veiller plus qu’aux prières de tarâwîḥ ou même aux cinq prières obligatoires.
Il en résulte également que, chez les gens de condition comme chez les simples particuliers, l’attention portée aux obligations se trouve diminuée… »