les accomplit par ignorance, ainsi que l’a signalé le shaykh Ibn Bâz — qu’Allah lui fasse miséricorde — (1).
4 – Quant à la parole de Shaykh al-Islâm : « La plupart de ceux que tu vois si empressés à pareilles innovations, malgré la noblesse de leur intention et l’effort qu’ils fournissent, effort pour lequel ils espèrent une récompense… », elle ne constitue en rien une approbation du mawlid. Ceux qui la citent parmi les tenants de l’innovation la tronquent, omettant ce qui la précède et ce qui la suit.
La déclaration de Shaykh al-Islâm ne fait qu’espérer une récompense pour la bonne intention, ce qui n’implique aucunement la légitimité de l’acte qui en découle. Aussi a-t-il précisé que cette pratique — la célébration du mawlid — est réprouvée par le croyant avisé, et il a rappelé que, si l’institution du mawlid comme fête avait été un bien pur ou prépondérant, les pieux prédécesseurs auraient été plus en droit de l’adopter que nous, car leur amour et leur vénération pour le Messager d’Allah surpassaient les nôtres.
5 – Shaykh al-Islâm a affirmé, au début de la même citation, que le motif poussant à célébrer la naissance du Prophète peut être l’imitation des chrétiens dans la célébration de la naissance de Jésus — sur lui la paix — ; auquel cas la pratique n’est pas légiférée en raison de cette imitation. Il se peut aussi que le mobile en soit l’amour du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, et alors le célébrant sera récompensé pour