et d’autres temps méritoires de ce type. Or, dans ce même registre, il peut apparaître des pratiques que l’on croit empreintes de vertu, lesquelles entraînent ensuite des dérives blâmables qu’il faut interdire : ainsi certains partisans des passions (1) ont instauré, pour le jour de ʿAchourâ, le fait de se priver d’eau, de manifester le deuil, de se rassembler, et bien d’autres innovations qu’Allah n’a jamais légiférées, pas plus que Son Messager — paix et bénédictions sur lui — ni aucun des prédécesseurs pieux, qu’ils appartiennent ou non à la famille du Messager d’Allah.
Cependant, parce qu’en ce jour Allah honora le petit-fils de Son Prophète (2) — l’un des deux seigneurs de la jeunesse du Paradis — ainsi qu’un groupe de sa famille, en les livrant aux mains de scélérats qu’Allah a avilis, et parce que cet événement fut pour les musulmans une calamité qu’il convient d’accueillir, comme toute épreuve, par la formule de résignation prescrite (istirjâʿ), certains innovateurs ont instauré, ce même jour, des pratiques contraires aux prescriptions divines face aux malheurs. À cela ils ont ajouté mensonges et attaques contre les Compagnons, innocents de la discorde liée à al-Husayn, ainsi que d’autres choses encore qu’Allah et Son Messager — paix et bénédictions sur lui — réprouvent. (3)
3 – Les affirmations de ceux qui prônent la célébration de la naissance du Prophète proviennent d’une mauvaise compréhension des paroles et de la voie de Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya ; en effet, ses propos — qu’Allah lui fasse miséricorde — ne concernent que celui qui